6H30, hier matin, dans un appartement d’Asnières-sur-Seine, banlieue nord-ouest de Paris, les gendarmes français arrêtent Félicien Kabuga, mettant ainsi fin à la cavale du « financier du génocide rwandais », l’un des « fugitifs les plus recherchés au monde », formule Le Parisien Dimanche.

« C’est un coup de tonnerre !, dit Alain Gauthier à Jeune Afrique. C’est une immense joie : plus personne n’y croyait ! », ajoute le cofondateur du Collectif des parties civiles pour le Rwanda.

Mais attention, prévient Jeune Afrique, cette figure de proue du génocide rwandais sous les verrous, « ce sont aussi les complicités multiples qui ont été apportées pendant 25 ans à Félicien Kabuga qui risquent d’être mises à nu ».

Le plan santé de Macron

C’est annoncé, le ministre français de la Santé promet de présenter d'ici l'été un nouveau plan pour l'hôpital. Olivier Véran le dit au Journal du Dimanche : « Je veux que le plan soit présenté cet été, déclare le Ministre de la Santé au JDD, (…) la nation va devoir faire un effort important pour reconnaître (le) rôle » des personnels de santé. Étant précisé que son ministère perche rue de Ségur, à Paris, Olivier Véran a trouvé la formule. Il souhaite organiser un « Ségur de la santé » !

De son côté, le secrétaire d’État au Tourisme Jean-Baptiste Lemoyne dit également au JDD que, le 21 juin « le maximum de lieux (devront être) accessibles pour que la saison estivale puisse vraiment démarrer ».

Coronavirus, le tsunami

Si le gouvernement communique tant et plus, c’est peut-être surtout parce que la crise du coronavirus pourrait aussi déclencher un vrai tsunami, aussi bien économique que social. Comme le souligne Le Point, la crise du coronavirus constitue « le choc économique le plus violent depuis la grande dépression des années 1930. Pour être universelle, elle frappe avec une particulière intensité la France et l’Europe ». Attention, prévient cet hebdomadaire, la France enregistrera « une chute de l’ordre de 10 % de son PIB, une hausse du chômage au-delà de 10 %, une envolée des déficits et de la dette publics autour de 15 % et 120 % du PIB (…) Ce choc, qui intervient après quatre décennies de décrochage, peut marquer son déclassement définitif. Notre pays peut rapidement devenir une grosse Italie, dont la souveraineté, du fait de son surendettement, serait aliénée aux marchés financiers et à nos partenaires d’Europe du Nord ».

Dans un dossier de Valeurs Actuelles intitulé « Le tsunami qui vient », l’économiste Marc Fionrantino se dit « très inquiet. Non pas à cause des conséquences de la pandémie mais en raison de la crise sociale qui va frapper notre pays, prédit-il. Emmanuel Macron a ouvert la boîte de Pandore », lance le co-fondateur de MeilleurPlacement dans Valeurs Actuelles.

Dans L’Express, le philosophe et historien Marcel Gauchet prédit qu’au sortir de cette crise, « nous aurons basculé « pour de bon » dans le camp des pays du Sud… La majorité des Français n’en a pas encore conscience ».

Aurélien Taché fait marche-arrière

Pour ne rien arranger, la saignée continue au sein de La République en marche, avec une nouvelle défection, celle d’Aurélien Taché. Député du Val d’Oise, près de Paris, et figure historique de LREM, Aurélien Taché le dit ce matin au Journal du Dimanche. Cet homme de gauche claque la porte du parti d’Emmanuel Macron car, dit-il au Journal du Dimanche, « l'ouverture ne s'y est faite que vers la droite ».

Au-delà de cette limite, votre ticket n’est plus valable

Et puis cette question : combien cette crise a-t-elle fait de victimes dans les maisons de retraite en France ? Le bilan pourrait s’avérer d’autant plus lourd que, bien souvent, les pensionnaires trop âgés ont été abandonnés à leur triste sort. « Comment on a sacrifié nos vieux », lance Marianne. En menant son enquête, dont la lecture fait froid dans le dos, cet hebdomadaire a établi que « pendant près d’un mois, jusqu’à la dernière semaine de mars, des centres de régulation (des secours d’urgence) ont refusé d’hospitaliser nombre (des) résidents » des maisons de retraite. Déléguée syndicale au sein d’un groupe de maisons de retraites, Isabelle Jallais déclare à Marianne que « dans beaucoup de nos établissements, le Samu ne venait plus. J’ai eu des collègues infirmières en pleurs au téléphone. Avec des résidents qui mouraient dans leur chambre et pour lesquels on ne pouvait rien… », dit-elle à cet hebdomadaire.

Marianne fait ainsi état d’un document en sa possession dans lequel serait consignée une vraie mesure de discrimination pour les admissions en réanimation. En date du 23 mars, ce document intitulé « Prise en charge des patients suspects de Covid-19 », émanerait d’un hôpital situé en région parisienne et un de ses paragraphes, appliqué « au plus fort de la crise (et) surligné en jaune prévoit les critères de « non-réanimation ». Le premier d’entre eux est l’âge : supérieur à 75 ans ». Comme le souligne cet hebdomadaire, « une tache se profile sur le système hospitalier français ».