« Biélorussie : le régime en guerre contre la rue », affiche Le Monde en Une, au-dessus d'une photo qui montre une jeune femme essuyant ses larmes de sa main gauche et tenant, dans sa main droite, une pancarte. Sur celle-ci on peut lire que c'est son anniversaire et qu'elle demande simplement « l'arrêt des violences policières ». Car la « dérive violente du régime se confirme », explique Le Monde dans le corps du journal avant de préciser : « Deux manifestants ont été tués par les policiers lors des protestations contre la réélection (d'Alexandre Loukachenko) qualifiée de mascarade ».

Oui, « la répression s'intensifie en Biélorussie », affirme également Le Figaro. « Le retour de l'Internet, fréquemment coupé, a permis la diffusion de vidéos montrant des scène de tabassage systématique par les forces de l'ordre », peut-on lire. Le journal revient aussi sur les images des chaines de télévision d'État montrant « des jeunes arrêtés, visiblement terrorisés, avouant leur participation aux manifestations et faisant repentance ». 6 700 arrestations depuis l'élection de dimanche, mais selon la présidente du sénat, Natalia Kotchanova, citée ici : plus de 1 000 personnes auraient été relâchées hier soir, « avec l'obligation de ne pas participer à des manifestations non autorisées »

« Femmes et ouvriers minent le système Loukachenko »

Libération estime pour sa part que les femmes et les ouvriers « minent le système Loukachenko ».« Depuis mercredi, écrit Libé, les femmes se mobilisent pour demander la paix - vêtues de blanc, des fleurs à la main, elles étaient des milliers hier à former une chaîne le long de l’avenue de l’Indépendance, l’une des rues les plus longues d’Europe. » Le quotidien évoque par ailleurs les grèves à l'usine BelAZ de Zhodino par exemple, l’un des fleurons de l’industrie biélorusse qui produit des engins miniers. À l'usine d'État Keramin également, produisant des lavabos et carrelages en céramique et qui connait « la première grève de son histoire ».

Dans un second article, Libération présente ensuite les initiatives diplomatiques à l'international. La réunion des ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne notamment, prévue aujourd'hui par visioconférence sur invitation de la Pologne. Or, selon Libération, « la répression menée par Alexandre Loukachenko ne devrait pas monopoliser le débat : la crise libanaise et les manœuvres turques dans l’est de la Méditerranée figurent également à l’ordre du jour ».

Les tensions greco-turques en méditerranée

« L'UE au secours de la Grèce », écrit Le Figaro, rappelant qu'Athènes exige « une réaction nette de l'Union européenne, après le déploiement par la Turquie d'un navire de recherche sismique, escorté par des batiments militaires dans le sud-est de la mer Égée ». « Dans les eaux riches en hydrocarbures de l’île de Kastellórizo », précise Libération. Des eaux «sur lesquelles les deux pays sont en désaccord», une situation « faisant craindre une dangereuse escalade », poursuit Libé.

Le journal voit un Erdogan montrant les muscles, et un Emmanuel Macron montant d'un ton car, après Athènes, qui a mis « son armée en état d’alerte et dépêché sa marine et des avions dans la zone, la France a rejoint le bal hier matin, en mobilisant (pour des exercices conjoints) la frégate la Fayette, qui était déjà dans la région, ainsi que le porte-hélicoptère Tonnerre, deuxième plus gros navire de guerre français, alors en route pour le Liban où il doit acheminer de l’aide ».

« Pourquoi Macron s'engage au Liban »

« Pourquoi Macron s'engage au Liban », question justement en Une du Figaro ce matin. « Un pari risqué » pour le chef de l’État français souligne le quotidien, avant de développer : le président français « en première ligne après la catastrophe de Beyrouth veut renforcer l'influence française et contenir le Hezbollah ». Un pari à la fois « économique, politique et géopolitique » donc, pour Le Figaro.

Économique avec la conférence de donateurs qu'Emmanuel Macron a réussi à « faire parrainer par l’ONU » et à laquelle « il a associé Donald Trump ». Politique avec le nouveau pacte réclamé par le président français qui a évoqué la « responsabilité historique » des dirigeants libanais. Et géopolitique car « un renforcement de l'influence occidentale au Liban permettrait de regagner du terrain face à L'Iran et à la Chine », analyse enfin Le Figaro. Avant de revenir, dans d'autres papiers, sur les conséquences de l'explosion en elles-mêmes. A savoir la communauté maronite du Liban qui s'est vue « ébranlée » par ce drame ayant « touché des quartiers majoritairement chrétiens », ou bien encore le « lourd tribut payé par le patrimoine architectural ».

L’adversaire du PSG pour la demi-finale de Ligue des Champions

Sur des terrains beaucoup plus légers, la presse présente ce matin l'adversaire qui affrontera le PSG en demi-finale de Ligue des Champions. L'Équipe notamment, nous apprend que les Parisiens joueront contre « l'inattendu Leipzig, vainqueur hier soir de l'Atletico madrid 2-1 ». Ainsi, après son succès contre l'Atalanta, « le PSG rêve plus que jamais du sacre européen », affirme le quotidien sportif. L'Équipe estime d'ailleurs que la victoire « arrachée sur le fil » contre Bergame a « renforcé un peu plus l'idée que ce PSG-là, habité par une force collective peut voir plus loin ».