« Souverainisme : l’Union européenne à fleur de peau », titre Libération. « Comme en Pologne, où la supériorité du droit national sur le droit communautaire vient d’être entérinée, la tentation d’une Europe du chacun pour soi fait des émules en France et au sein de plusieurs Etats-membres. »

Tout d’abord, la Pologne, pointe Libération : « L’onde de choc provoquée par l’arrêt du Tribunal constitutionnel polonais du 7 octobre affirmant la prééminence du droit national sur le droit européen est telle que le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a décidé de venir s’expliquer demain mardi devant le Parlement européen, réuni en session plénière à Strasbourg. Confronté à une forte opposition interne à la suite de cet arrêt rendu par des juges aux ordres du parti ultraconservateur au pouvoir, Droit et Justice, et sous la menace, agitée notamment par le Parlement européen, de ne plus avoir accès aux financements européens, prélude à un "Polexit" de fait, il va tenter d’éteindre l’incendie qu’il a lui-même allumé. C’est d’autant plus urgent que le sommet européen des vingt-sept chefs d’Etat et de gouvernement de jeudi et vendredi a inscrit le sujet polonais à l’ordre du jour. »
Cogner sur Bruxelles…
Attention aussi à la tentation souverainiste en France, relève encore Libération : « cogner sur Bruxelles est semble-t-il toujours profitable aux yeux de certains candidats à la présidentielle. A six mois du scrutin, beaucoup ont déjà lancé les hostilités. » D’Arnaud Montebourg, à Jean-Luc Mélenchon, en passant par Éric Zemmour, ou encore Michel Barnier, pourtant, ancien commissaire européen et négociateur du Brexit.

Alors, « l’UE ne fait rien ? » : non, s’exclame Libération. « La crise Covid a encore montré que c’était faux. La BCE n’a-t-elle pas levé ses règles budgétaires et soutenu les Etats membres ? Que fait-on du plan de relance de 750 milliards d’euros ? Mais ces faits ne suffisent plus, soupire le journal, tant le souverainisme est dans l’air, à droite comme à gauche. Tout dépend de la définition qui vous arrange. Comme pour l’Europe, c’est à la carte. Et vous avez six mois pour trouver la vôtre dans un océan de nuances, car la question ne quittera pas les débats de cette présidentielle, encore moins avec la France à la tête du Conseil de l’Union à partir de janvier. »
Covid-19 : Bolsonaro accusé de crime contre l’humanité
À lire dans La Croix, ce dossier sur la « faillite de Bolsonaro » : « au Brésil, une commission d’enquête doit rendre demain un rapport sur la gestion désastreuse du président face au Covid. On en connait déjà les grandes lignes. Ce rapport va jusqu’à parler de "crime contre l’Humanité". »

Le Covid-19 a fait 600 000 morts au Brésil, rappelle le journal. C’est le deuxième pays le plus meurtri par le coronavirus, juste derrière les États-Unis. Et « les questions auxquelles la Commission d’enquête parlementaire prétendait répondre étaient nombreuses : pourquoi aucun confinement n’a été décidé à grande échelle pour contenir la propagation du virus ? Qui sont les responsables de l’effondrement du système de santé du pays ? Y a-t-il eu corruption dans l’achat de vaccins surfacturés ? À l’issue de cinq mois d’enquête, au moins 40 responsables politiques et chefs d’entreprise devraient être mis en cause par la commission, pointe La Croix. Ce travail des parlementaires "est important, souligne ce professeur à la Fondation des sciences politiques de Sao Paulo interrogé par La Croix. Il va permettre à l’opinion publique de connaître la responsabilité du gouvernement de façon concrète". Et celle du président Bolsonaro en premier lieu, s’exclame le journal. Ses discours niant la gravité de l’épidémie, l’efficacité des masques, du confinement, et même de la vaccination, ont contribué à propager le virus. La Commission d’enquête l’a prouvé : son aveuglement a tué. Randolfe Rodrigues, sénateur et vice-président de la commission, a déjà annoncé que le président brésilien était accusé de 11 crimes, dont celui de crime contre la santé publique, charlatanisme et contre l’humanité »
Une météorite dans son lit
Enfin, sur le site internet du Figaro, cette incroyable histoire de météorite au Canada… « Dans la nuit du dimanche 2 octobre, Ruth Hamilton, une habitante de Colombie britannique, a été réveillée par une explosion : une météorite avait traversé son plafond et atterri dans son lit, juste à côté de son oreiller. Elle en est sortie indemne. »

Le Figaro précise que « des centaines de météorites atteindraient la surface de la Terre chaque année, mais rarement dans des endroits où elles peuvent être facilement récupérées. Les chances qu’une météorite frappe votre maison sont d’environ une sur 4.000 milliards… »