Après seize ans à la tête de l’Allemagne, la chancelière s’apprête à passer le témoin à son successeur qui sera désigné dans les urnes. 

« Auf Wiedersehen », lance Le Figaro à Angela Merkel, que l’on voit à la Une faire elle-même ses adieux d’un geste de la main. « Auf Wiedersehen », cela veut bien dire « au-revoir ». Ce quotidien souligne la longévité au pouvoir de la chancelière allemande qui, de Chirac à Macron, en passant par Sarkozy et Hollande, aura notamment travaillé avec pas moins de quatre président français. Seize ans de pouvoir, « une anomalie politique au XXIe siècle ! », s’exclame Le Figaro. Pour ce journal, Angela Merkel restera « la chancelière de la porte ouverte aux vagues de migrants, celle qui provoqua ainsi le retour de l’extrême droite au Bundestag (…) Souvent, son projet pour l’Europe (…) s’est résumé à une vision comptable… Elle est allergique aux grands discours et aux grandes visions. Mais "Mutti", c’est-à-dire "maman" - affectueux sobriquet qui est à Angela Merkel ce que "tonton" fut jadis à François Mitterrand, de la com’ essentiellement - a aussi su rassurer et protéger, apporter la stabilité et apaiser (le) peuple (…) Parfois jugée trop prudente, la scientifique venue de l’Est a su incarner une forme de "sagesse allemande" », énonce Le Figaro.
Des milliers de jeunes ont manifesté pour le climat à Berlin autour de Greta Thunberg
Photo, dans Le Parisien, de la manifestation hier, vendredi 24 septembre, à Berlin, des milliers de jeunes qui ont manifesté pour le climat autour de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg. Beaucoup parmi eux, voteront pour la première fois demain lors d’incertaines élections législatives desquelles émergera le nouveau chancelier, après n’avoir connu qu’Angela Merkel à la chancellerie. « Certitude, assure Le Parisien, le prochain gouvernement devra agir vite et fort pour le climat ».

Ces interrogations dans l’interpellation temporaire du leader indépendantiste catalan Carles Puigdemont en Sardaigne. Quel a été « le rôle de l’Italie dans cette affaire » ?. Question posée par Libération au sujet de ce que ce quotidien appelle un « embrouillamini en Italie ». Etant rappelé qu’après avoir été arrêté à son arrivée en Sardaigne où il s’était rendu pour des rencontres politiques puis conduit en prison, Carles Puigdemont a ensuite été rapidement remis en liberté, Libé soulève l’hypothèse d’une discrète entente entre Madrid et Rome dans cette affaire. Et ce journal s’interroge sur une éventuelle « volonté de Madrid de faire passer le droit national au-dessus des normes européennes » qui protègent la liberté de mouvement du leader indépendantiste catalan.
Au Mali, un soldat français a laissé sa vie au combat dans la zone dite « des trois frontières » 
Il s’appelait Maxime Blasco. Ce caporal-chef du 7e bataillon de chasseurs alpins de Varces est tombé au cours d’une opération de reconnaissance conduite par la Force Barkhane dans le Gourma malien, au Sud-Est de N’Daki, dans la région de Gossi, à proximité de la frontière entre le Mali et le Burkina Faso, précise un communiqué de l’état-major. Il avait 34 ans. Il était père d’un enfant.

Le site du quotidien Ouest France brosse ce matin le portrait de ce tireur d’élite du groupe commando montagne de l’armée française, décoré de la médaille militaire en juin dernier par le président de la République, et qui avait « fait ses preuves sur le terrain en République centrafricaine, au Tchad et au Sénégal ». En juin 2019, son courage au combat avait sauvé la vie à de deux de ses compagnons sous des tirs ennemis lors du crash d’un hélicoptère de la force militaire française Barkhane. Comme le rappelle à son tour Ouest-France, le caporal-chef Maxime Blasco est le 52e soldat français tué au combat au Sahel depuis 2013.
En France, les militants de LR vont choisir, congrès ou primaire, le mode de désignation de leur candidat à l’élection présidentielle de l’an prochain.
Et leur choix pourrait bien se porter sur un congrès réservé aux seuls militants de ce parti de droite. C’est ce que prédit Le Parisien, en signalant que LR est « sur le point de fermer la primaire ». Selon ce journal, « peu de cadre LR pensaient hier que l’option primaire puisse l’emporter ». Étant précisé que ce congrès se tiendrait le 4 décembre prochain, le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand, candidat déclaré à la présidentielle de 2022, « devrait accepter de s’y plier ». 

Primaire ouverte ou congrès fermé ? Ça sera en tout cas « un vote sous tension », pointe Le Figaro, tout en admettant qu’hier, la seconde option, celle du congrès, était « la plus probable ». Mais ce quotidien conservateur l’admet, « certains ont perçu l’option du vote en congrès fermé comme une façon de les exclure du processus de désignation ». Ambiance…