Après le foot, le cyclisme. « Il est arrivé sans rien dire alors que personne ne voulait de lui sur le Tour de France, s’exclame Le Parisien. Et il n’a pas eu besoin d’équipiers pour lui ouvrir la route. L’air de rien, le Covid-19 s’est épinglé un dossard. Il n’est pas encore sur la ligne de départ le matin mais déjà dans la bulle sanitaire. Hier matin, les résultats de la batterie de tests effectuée dimanche et lundi sont tombés. Quatre équipes (les Anglais d’Ineos, les Australiens de Mitchelton et les Français de Cofidis et d’AG2R) ont appris qu’un de leur membre était positif. Après un deuxième test de confirmation, ils ont été renvoyés chez eux. »

Seuls des membres de l’encadrement des équipes sont donc touchés. Aucun coureur n’est atteint. Mais « d’un coup, souligne Le Parisien, l’épée de Damoclès s’est faite très lourde. »

D’autant que mardi, on apprenait également que le directeur du Tour, Christian Prudhomme, était positif. Il a dû quitter l’épreuve pour s’isoler. Et le Premier ministre, Jean Castex, est aussi à l’isolement… « Samedi, rappelle Le Figaro, il avait partagé la voiture de Christian Prudhomme pour suivre la 8e étape du Tour entre Pau et Bagnères-de-Luchon. "J’ai porté le masque tout le temps et respecté les gestes barrières", a-t-il tenu à préciser. » Jean Castex a été testé. Il n’a pas le Covid mais, précise encore Le Figaro, « il reste confiné à Matignon jusqu’aux résultats d’un second test, prévu samedi. »

Un test plus rapide

Les tests, parlons-en : « Des tests de dépistage rapides du Covid-19, dits "tests antigéniques", seront déployés à partir de cette semaine en Île-de-France. » C’est ce qu’annonce notamment La Croix. « Comme le test de référence actuel, le RT-PCR, les tests antigéniques sont réalisés à partir de prélèvements dans les narines, par écouvillon. Mais, précise La Croix, alors que le RT-PCR nécessite une analyse lourde en laboratoire, le test antigénique repère des protéines du virus en quelques minutes, ce qui en fait un outil intéressant pour trier rapidement les personnes probablement contaminées. »

Cela pourrait contribue à désengorger les labos… En effet, pointe La Charente Libre, « ça y est, le million de tests par semaine est atteint. Mais depuis quelques jours, l’intendance ne suit plus. Les remontées du terrain face à cet engouement d’anxiété populaire évoquent au mieux de l’improvisation, au pire de l’anarchie. Sans rendez-vous et sans moyen extensible. Avec des laboratoires obligés d’engager des vigiles et des personnels débordés. »

Enseigner masqué

Le Covid-19 et ses incidences toujours, avec les problèmes causés par le port du masque à l’école. « L’école à mots couverts » : c’est le grand titre de Libération. « Perte de repères, voix étouffée, sourire invisible… Les professeurs craignent que le port du masque ait un impact sur l’apprentissage, notamment en maternelle et en élémentaire. »

En effet, commente Libération, « être enseignant, c’est aussi jouer avec sa bouche pour bien expliquer un son, c’est faire des mimiques pour mieux faire passer un message, hausser le ton, puis murmurer, chanter, jouer avec toutes ces cordes qu’offre l’expressivité d’un visage. Pas évident derrière un masque. Bien sûr, les enseignants s’adaptent, inventent, trichent un minimum avec les règles. Les enfants quant à eux sont des as de l’adaptation. (…) Il n’empêche, s’inquiète Libération. Dans cette zone grise d’une salle de classe sous Covid-19 se cachent d’éventuels dégâts collatéraux encore impalpables. Les anticiper n’est pas crier au loup. »

Enfin, à quand un vaccin ?

C’est toujours le point d’interrogation. D’autant, nous apprend Le Monde, que « le laboratoire britannique AstraZeneca a annoncé, hier soir, la suspension de l’essai clinique de phase 3 sur son vaccin développé conjointement avec l’université d’Oxford, en raison de la réaction négative d’un de ses patients au Royaume-Uni. (…) Parmi les neufs groupes pharmaceutiques (en recherche d’un vaccin), trois étaient en phase 3 d’essais clinique, précise Le Monde (Moderna, Pfizer en association avec BioNTech, et AstraZeneca). Si le patron de Pfizer a estimé qu’il pourrait avoir des résultats dès octobre, Moderna a évoqué la fin de l’année tandis que l’annonce du contretemps par AstraZeneca montre que rien n’est acquis. »