« Lyon, Nice… Pour qui le prochain tour de vis ? », formule Le Parisien, après la présentation jeudi par le ministre de la Santé Olivier Véran, de la stratégie pour faire barrage au coronavirus. « Il y a des départs de feux plus difficiles à éteindre que d'autres, explique ce quotidien. Lyon et Nice (sont) en ligne de mire. Puis Rennes ou Paris ? », se demande sans attendre Le Parisien, en avertissant qu’il faudra « durcir un peu plus le ton ». 

Dialogue de sourds entre les pouvoirs publics français et le fabricant de pneus japonais Bridgestone, qui a décidé de fermer son usine de Béthune dans le nord de la France. Une région en état de choc après cette annonce.

Dialogue de sourds car tandis que le gouvernement verbalement tempête et dit privilégier dans un premier temps cette piste de la reconversion du site Bridgestone de Béthune dans la fabrication de pneus de grande dimension afin d’équiper le marché des SUV, la direction japonaise de l’entreprise, jointe jeudi par le journal Libération, dit que c’est « impossible, en raison des contraintes matérielle ». Dans ce journal, un observateur prévient qu’une désindustrialisation définitive du site serait « dramatique pour la région », mais pour Libé, en tout cas, « le gouvernement n’a en réalité que très peu de moyens pour amener l’équipementier à renoncer à la fermeture », du site.

Attention, prévient Le Figaro, la « tempête économique et sociale » tant redoutée en France s’est « peut-être levée à Béthune ». Ce quotidien remarque d’abord que cette catastrophe économique « ne doit rien à la crise sanitaire, mais s’inscrit dans le long processus de désintégration de notre industrie ». Le Figaro s’en prend ensuite à l’Europe. Laquelle, « durant des années, a toléré une concurrence déloyale, ne respectant aucune de nos normes sociales et environnementales, avec le résultat que l’on sait ». Et ce journal de dénoncer ensuite la France qui a « systématiquement aggravé (son cas) en surfiscalisant le coût du travail et en le surréglementant ». Et Le Figaro de plaider une fois de plus pour l’édification d’une économie « compétitive, souveraine et intraitable face aux grands concurrents. Après des années d’égarement, nous commençons enfin à ouvrir les yeux. Mais il reste encore bien du chemin à parcourir », soupire Le Figaro.

Le groupe État islamique revendique l’assassinat de huit personnes, dont six humanitaires français et deux Nigériens le 9 août dernier au Niger :

C’était il y a un mois et demi, alors qu’ils visitaient la réserve de girafes de Kouré, à 60 km au sud-est de la capitale Niamey où ils étaient basés, six jeunes humanitaires français, deux hommes et quatre femmes, avaient été assassinés avec leur chauffeur et leur guide nigériens par des hommes armés à moto. Près de six semaines après cette tuerie, la revendication de l'organisation État islamique a été publiée dans son organe de propagande Al-Naba et authentifiée « par de multiples sources, souligne le journal français Le Monde, dont l’organe américain SITE, spécialisé dans la surveillance des groupes jihadistes ».

Le Monde qui publie par ailleurs une enquête en Chine sur ces Ouighours qui ont vu leur famille s’agrandir avec la présence de soi-disant « cousins ». En fait des indicateurs imposés par le régime pour surveiller les Ouighours jusque dans leur intimité :

Enquête sur ces faux « cousins » chinois qui viennent « dormir une semaine par mois dans les foyers de (cette) minorité musulmane pour soumettre le dernier espace d’intimité à (la) surveillance » de Pékin, partageant les repas, interrogeant les enfants sur ce que disent leurs parents et, en effet, « dormant sur un matelas au sol dans la même chambre » que le père et la mère de famille, « utilisant leur salle de bains au petit matin, puis prenant le petit déjeuner » avec la famille  Laquelle est ensuite notée par les « cousins ».

Devine qui vient dîner ? « De parfait inconnus  », souligne Le Monde, « des Chinois han, s’imposant dans les maisons ouïgoures pour s’assurer que les familles n’opposent pas de résistance à leur sinisation forcée et faire remonter leurs suspicions », signale Le Monde, en documentant ce programme d’État datant de 2016, renforcé l’année suivante, généralisé à partir de 2018 et intitulé « union des ethnies en une seule famille ».

De quoi scandaliser Le Monde. « Face à ces abus systématiques contre les droits de l’homme, seuls les États-Unis ont adopté des sanctions », note ce quotidien, même si lesdites sanctions sont « symboliques ». Et Le Monde de reprocher aux dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, de n’avoir « que très récemment choisi de nommer publiquement les exactions. Il reste à associer à ces discours des actions concrètes, qui n’ont que trop tardé », martèle ce journal.