C’est ce lundi qu’on devrait connaitre le nom des ministres de l’équipe dirigée par Jean Castex. « Enfin le jour J », s’exclame Le Parisien. « Ultimes tractations et vérifications avant le grand chambardement promis ? "Vous allez voir, vous aurez des grosses surprises", promet un très proche soutien d’Emmanuel Macron. Hier soir, le président de la République et son Premier ministre, Jean Castex, ont continué de plancher sur l’architecture du nouveau gouvernement qui sera présenté aujourd’hui, avec une vingtaine de ministres et ministres délégués. "C’est bouclé à 95 %, on attend les derniers retours de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique", glisse un proche du chef de l’État. L’annonce est prévue à la mi-journée, depuis le perron de l’Élysée par le secrétaire général Alexis Kohler. Les noms des secrétaires d’État seront, eux, dévoilés dans un second temps, "a priori en fin de semaine". »

En effet, précise Libération, « le chef de l’État avait confié vendredi qu’il cherchait "de nouveaux visages et de nouveaux talents parmi des personnalités venues d’horizons différents". À en croire son entourage, il pourrait donc s’agir d’un remaniement "de grande ampleur", qui devrait se faire "en deux temps" : après les ministres, les secrétaires d’État pourraient être désignés plus tard, ce qui laissera au couple exécutif quelques heures ou quelques jours pour affiner de subtils équilibres : outre la parité, la composition du gouvernement doit illustrer la diversité géographique et surtout politique de la majorité. »

Transformer l’essai…

Pour Le Figaro, c’est « l’heure de vérité » : « Jean Castex n’est pas un homme de consensus mou. Il le dit, alors à lui d’en faire la démonstration dès aujourd’hui, lance le quotidien de droite. La composition de son gouvernement sera un premier indice. L’équipe sera-t-elle le fruit du "en même temps", formule qui sent la naphtaline, ou la traduction d’une nouvelle organisation de jeu ? La violente crise qui s’annonce exige un pack robuste qui ne s’effondre pas dans la mêlée des urgences à traiter. Le Premier ministre est amateur de rugby, mais, en politique, botter en touche est la plus mauvaise des solutions. (…) Jean Castex aime être jugé sur pièces. Eh bien, c’est déjà l’heure de vérité, conclut Le Figaro. Il doit non seulement marquer l’essai, mais aussi le transformer. »

Qui et à quel poste ?

« Le chef de l’État sait qu’il abat ses dernières cartes en livrant la composition de son nouveau gouvernement, pointe Le Midi Libre. Peut-il compter sur des atouts maîtres comme a pu l’être un Jean-Michel Blanquer, un Bruno Le Maire ou un Jean-Yves Le Drian ? Qui conduira par exemple la transition écologique, thématique déjà gravée dans le marbre à l’horizon de 2022 ? Après avoir essoré le numéro un Nicolas Hulot, quelle tête de gondole pour tenir ce ministère à haut risque ? On évoque un certain Pascal Canfin. Pas excitant sur le papier, mais tellement efficace sur le terrain, estime Le Midi Libre. Emmanuel Macron veut des femmes et des hommes qui ressemblent à son Premier ministre : intelligent, sobre et efficace. Il sait que ce nouveau gouvernement va devoir affronter du gros temps avec les secousses sanitaires (probables) et les tremblements économiques (certains) promis à la rentrée. Ce va-tout est capital pour le président. C’est sa piste d’envol pour 2022. »

Les juilletistes débarquent !

À la Une également, comme un parfum de vacances… Ça y est, les juilletistes arrivent, constate Nice Matin. Alors « difficile d’établir le portrait-robot du juillettiste, cette saison, sur la Côte d’Azur. Les professionnels eux-mêmes ont toutes les peines du monde à avoir de la visibilité, en cet été chamboulé par la crise sanitaire, et rythmé par les réservations de dernière minute en mode "grande débrouille". Au fil des secteurs, quelques tendances nettes se dégagent néanmoins. Près de 9 Français sur 10 (87 %) ont choisi de voyager dans l’Hexagone cet été, selon un sondage BVA réalisé fin juin. Et les Alpes-Maritimes figurent parmi les destinations les plus prisées. »

Covid-19 : le retour de bâton

Vacances, j’oublie tout ? Non, attention au Covid-19 qui rôde toujours… Et la France n’est pas à l’abri d’une deuxième vague.

« Les retours de malades d’Algérie font craindre une reprise du Covid-19 », pointe Libération. « Depuis le 29 juin, dans plusieurs grands établissements parisiens, Pitié-Salpêtrière, Tenon, Saint-Antoine, Bichat, mais aussi à Lyon, Marseille, Grenoble et Reims, une vingtaine de malades atteints du Covid-19 ont été hospitalisés. Avec un point commun : ils revenaient tous récemment d’Algérie. "Si l’on en juge par leur état au moment de leur prise en charge, ils étaient déjà malades quand ils ont pris leur vol de rapatriement : au moins trois sont en réanimation et un est décédé, précise un médecin parisien atterré par l’apathie des autorités. Vu l’importance des flux de populations entre la France et l’Algérie durant l’été, poursuit-il, il est urgent de prendre des dispositions pour éviter que le virus ne recommence à circuler à bas bruit". »

Et puis, inattendu également : cette fois aux États-Unis, « la Californie, nouvel épicentre de la pandémie », constate La Croix. « Souvent considéré comme un modèle dans la lutte contre le coronavirus, le Golden State fait face, depuis deux semaines, à une flambée de cas. Pour les épidémiologistes, la Californie paie le prix d’un déconfinement trop rapide qui a entraîné un relâchement du respect des mesures barrières. »