Souvenons-nous... Le 18 juin 1940, au lendemain de la capitulation de la France prononcée par le maréchal Pétain, un certain général de Gaulle, quasiment inconnu à l'époque, appelait, depuis Londres, à poursuivre le combat. C'est l'acte fondateur de la Résistance.

80 ans plus tard, la presse célèbre ce fameux appel du 18 juin.

« C’est sans doute cela qui fait notre attachement au symbole du 18-Juin, pointe La Croix. Le souvenir d’un homme qui a cru qu’il y avait quelque chose à faire quand tout était perdu, même l’honneur. Au moment où la presque totalité des Français pensait qu’il n’y avait plus de choix sinon de se ranger derrière le maréchal Pétain pour cesser le combat, Charles de Gaulle a espéré contre toute espérance. Il s’est rebellé contre l’inéluctable. Et a ouvert un chemin qui a changé le destin de la nation. Face à toutes les fatalités que nous pouvons rencontrer, individuellement et collectivement, nous pouvons croire que rien n’est perdu, que tout est possible. »

De Gaulle : l'antidote à la déprime...

« Qu’avait-il de plus que les autres ? », s'interroge La Provence. Réponse du journal : « Un inébranlable et insolent optimisme ("la fin de l’espoir, disait-il, est le commencement de la mort"). La passion des défis ("la difficulté attire l’homme de caractère, disait-il, car c’est en l’étreignant qu’il se réalise lui-même"). La volonté de se dépasser continuellement soi-même ("prenez invariablement la position la plus élevée, disait-il, c’est généralement la moins encombrée"). Chaque fois que De Gaulle prit rendez-vous avec la France, elle était par terre, pointe encore La Provence. En 1940, c’était la défaite et l’occupation. En 1946, la Libération au milieu des décombres. En 1958, l’effondrement politique de la IVe République. Quand tout va mal autour de nous, l’un des meilleurs antidotes à la déprime reste le général de Gaulle (…). »

Quelle vision ?

« 18 juin : un appel contre le renoncement », titre Le Figaro. Le Figaro qui questionne le présent à l'ombre du passé : « Aujourd’hui, la Seconde Guerre mondiale s’éloigne, mais notre pays n’est pas épargné par des crises de divers ordres : crise sanitaire, crise de l’autorité de l’État, crise économique. Pour faire face, nos dirigeants annoncent des mesures, avancent des chiffres ; souvent dans l’urgence. De Gaulle aurait parlé d’intendance. Elle tente de suivre. Elle est évidemment nécessaire. »

Et Le Figaro de s'interroger: « Est-elle suffisante ? Qu’en est-il de la vision ? Derrière les mesures et les chiffres, quel pays se dessine, quel modèle économique ou social gage de prospérité est-il proposé ? Une France lourdement endettée, une France segmentée en communautés rivales ou au contraire en plein renouveau, unie autour de son histoire et de ses grands hommes ? »

Du coup, relève Sud-Ouest, le défi posé à Emmanuel Macron, qui se rend ce 18 juin à Londres, est important. « D’avoir déjà conquis à la hussarde la présidence créée par De Gaulle ne le dispense pas, lui qui paraît déjà candidat à la réélection, de prouver aux Français que le costume n’est pas trop large pour lui. Le chemin entamé en mai à Montcornet et qui mènera Macron en novembre à Colombey en passant par Londres, n’est pas seulement mémoriel, il est un révélateur. »

Le Covid-19 est toujours là...

À la Une également, la résurgence de l'épidémie de coronavirus : attention à la 2e vague... « Le monde craint une reprise de l'épidémie », s'exclame La Dépêche du Midi. « Depuis ce week-end, des hausses de contaminations survenues en Inde, en Iran, et surtout en Chine – où l’on pensait avoir triomphé du virus né à Wuhan fin 2019 – commencent à inquiéter et questionnent les scientifiques. Prémices d’une deuxième vague ou simple rebond épidémique ? La prudence, pour l’heure, est de mise chez les épidémiologistes, mais elle doit être mère de sûreté, estime La Dépêche. C’est-à-dire qu’en attendant l’arrivée d’un vaccin dont la course s’accélère, il faut que nous respections, si pesants soient-ils, les gestes barrière et la distanciation physique, et que nous portions à chaque fois que cela est utile un masque – d’autant plus qu’il y en a en quantité suffisante pour tous. Ne pas relâcher notre vigilance et apprendre à vivre avec le virus doit être notre leitmotiv, d’autant plus que le coronavirus pourrait bien être saisonnier. »

Où partir cet été à l'étranger ?

Enfin, « où pourrons-nous partir à l'étranger cet été ? » : question cruciale à la Une du Parisien.

Le Parisien qui fait le point sur les pays où les touristes français, qui le peuvent financièrement, pourront se rendre pour les grandes vacances.

« Il est désormais possible de prévoir un séjour sans aucune restriction en Allemagne, en Suisse, en Pologne, en République tchèque ou en Croatie. Idem pour l’Espagne et l’Italie, les deux pays historiquement les plus visités par les touristes français en juillet et en août, mais aussi deux pays très touchés par l’épidémie, qui ont annoncé leur ouverture au tourisme estival. Idem aussi pour la Grèce, sans restriction à partir du 1er juillet.

Au-delà de l’Europe, précise encore Le Parisien, on peut oublier pour l’été la plupart des destinations lointaines. Impossible par exemple de prévoir de visiter le Grand Canyon aux États-Unis, les plages paradisiaques de Thaïlande, le bush australien ou encore d’aller à la rencontre d’animaux sauvages en Afrique du Sud. »