« L’aéroport de Kaboul en état de piège », s’exclame Libération. « En une semaine, près de 25 000 personnes ont emprunté le pont aérien pour sortir d’Afghanistan. Mais de nombreuses familles paniquées continuent d’affluer vers le site, où elles se retrouvent souvent prises au piège des talibans. (…) Chaque jour, des avions cargos emportent des milliers de personnes, et reviennent en chercher des milliers d’autres, formant un pont aérien qui constitue "l’une des évacuations les plus importantes et les plus difficiles de l’histoire", selon le président Joe Biden. "Les Américains veulent sortir 60 000 personnes avant la fin du mois. C’est mathématiquement impossible", a jugé samedi le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell. »

En tout cas, relève Le Figaro, « des milliers de personnes paniquées ne cessent d’affluer vers un aéroport totalement congestionné. Les miliciens islamistes qui contrôlent les alentours des lieux, jusqu’au pied du mur d’enceinte, tirent en l’air et administrent des coups de fouet, bloquant les accès. (…) La violence provoque de dangereux mouvements de panique, pointe encore Le Figaro. Des images tournées par Sky News montraient ainsi les corps d’au moins trois personnes, vraisemblablement écrasées par la foule qui se presse contre les grilles d’entrée. Sept Afghans sont morts dans cette gigantesque cohue a affirmé dimanche le ministère britannique de la Défense. Au total, les opérations d’évacuation ont déjà fait 20 victimes, selon l’Otan. »
Sombre désordre
Commentaire des Dernières Nouvelles d’Alsace : « La chute accélérée de Kaboul et la tragédie de l’aéroport marqueront d’une pierre noire la présidence Biden. (…) Le président des États-Unis voulait donner l’image d’un pouvoir enfin mûr et responsable. Il n’est pas loin de montrer le contraire. Contre toutes ses promesses et ses anticipations, le garant américain d’une forme de paix laisse la place au plus sombre désordre. On fuit la capitale dans le vacarme des tirs et des hélicoptères dépêchés sur les toits. Les talibans eux-mêmes s’en agacent, tant le spectacle contrecarre leurs tentatives de se présenter sous un jour rassurant. »
Joséphine Baker : icône de la diversité française
À la Une également : Joséphine Baker au Panthéon… « La chanteuse de revue va donc rejoindre la cohorte des "grands hommes", pointe La Voix du Nord, dans un Panthéon destiné à leur témoigner la reconnaissance de la patrie. L’entrée de Joséphine Baker sauve l’institution de sa pesante uniformité. » En effet, « elle n’était pas un homme, elle n’était pas née en France dans un milieu favorisant les plus grandes ambitions, elle n’avait pas essuyé les bancs des plus grandes écoles, elle n’a pas laissé une œuvre scientifique ou littéraire. C’était une femme libre, dotée d’une force de caractère qui lui fit défier les convenances, contredire les déterminismes raciaux et sociaux, armée d’un courage qui la conduisit à risquer sa vie au service de la Résistance. »

« Première femme noire à entrer au Panthéon, Joséphine Baker a passé sa vie à dénoncer le racisme et la ségrégation, relève également La Charente Libre. Elle fut une résistante déterminée face aux nazis, une femme libre, une artiste fière de ses origines, une militante qui n’aura jamais cessé de proclamer son amour de la France. Toutes les cases étaient cochées pour qu’elle devienne une icône de la diversité française qu’elle avait poussée à son paroxysme en adoptant douze enfants de pays et de continents différents. »
Économie : les indicateurs au vert
Enfin, « l’économie va mieux : c’est la bonne surprise de la rentrée », claironne Le Parisien en première page. « On nous promettait du sang et des larmes. La rentrée sur le front économique se fera finalement sous de bons auspices. Les indicateurs tombés cet été nourrissent l’optimisme du monde des affaires. À nouveau bien aligné, le chômage est en baisse avec un taux à 8 %, l’emploi a retrouvé son niveau d’avant-crise. L’Insee table désormais sur une croissance de 6 % en 2021. Les défaillances d’entreprises en chaîne n’ont pas eu lieu. Les achats des Français, d’après les données de cartes bancaires, sont très dynamiques : les dépenses totales tous secteurs confondus ont été supérieures d’environ 17 % par rapport à 2019 sur la période du 2 au 8 août. »

Bref, commente Le Parisien, « de bonnes surprises qui devraient nous inciter à céder moins facilement à une sinistrose devenue sport national. »