La une du journal Le Monde se penche sur le clan Haqqani. « Les principales puissances, dont certaines se disent proches de ces fondamentalistes musulmans, constatent que le gouvernement taliban est entre les mains d'un clan, qui n'a rien abandonné de son hostilité vis-à-vis du monde extérieur », rapporte le quotidien. La scène qui a fait frémir les chancelleries, poursuit Le Monde, s'est déroulée le 18 octobre dernier. « Le ministre de l'Intérieur, Sirajuddin Haqqani, chef du clan du même nom, monte à la tribune d'un grand hôtel de la capitale afghane pour y faire l'éloge des kamikazes. Il promet alors 100 euros par famille de martyrs, des vêtements et des terres. »

« Sirajuddin Haqqani inquiète les services de renseignement occidentaux, poursuit le quotidien Le Monde. Très éduqué, anglophone, historiquement lié aux services secrets militaires pakistanais, c'est lui qui pèse dans l'ombre sur la stratégie des nouveaux maîtres du pays. »
Le clan Haqqani est « ultraviolent » selon les experts
L'universitaire Melissa Skorka estime qu'il est « passé d'un réseau djihadiste tribal relativement réduit, à l'un des réseaux terroristes les plus puissants d'Asie du Sud. » Et elle ajoute dans les colonnes du Monde : « L'ascension de Sirajuddin Haqqani prouve que ce réseau ultraviolent n'est pas qu'une frange extrémiste que des talibans plus modérés cherchent à utiliser et contrôler, il joue un rôle central qui place le terrorisme au cœur même de l'identité moderne des talibans. »

Pour l'ONU, « Haqqani sert désormais de principale liaison entre les talibans et al-Qaïda, et il facilite les arrangements tactiques avec le groupe État islamique, coupable d'actes qui seront ensuite condamnés par le pouvoir taliban. »
Les émissions de CO2 repartent à la hausse
Le Global Carbon Project va dévoiler jeudi ses dernières données. Après un bref répit l'an dernier, les émissions ont à nouveau augmenté en 2021 d'environ 5%. « Un seul chiffre, ou deux, suffit parfois à donner la mesure d'un problème », déplore La Croix. « En 2020 donc, en pleine pandémie, les émissions ont diminué d'1,9 milliard de tonnes. Souvenons-nous : populations confinées, avions cloués au sol, usines à l’arrêt. » Or, nous dit La Croix, « pour espérer atteindre la neutralité carbone en 2050, nouveau mantra des négociateurs de la COP26, il faudrait réduire ces émissions… d'1,4 milliard de tonnes par an. Autrement dit, les trois quarts du chemin parcouru à marche forcée durant la crise Covid, alors que nos économies étaient à l'arrêt. Un constat glaçant. Et peut-être hors de portée. »
La Chine et le charbon montrés du doigt
Le charbon est le combustible le plus polluant et les gaz à effet de serre qu'il produit jouent un rôle dans le changement climatique. En Chine, pays absent de la COP26, les émissions de CO2 sont très rapidement reparties à la hausse, soutenues par une demande accrue de l'industrie et de l'énergie. Le Figaro assure que même « si des efforts considérables sont réalisés dans l'électrification des transports et les énergies renouvelables, la Chine tire toujours les émissions mondiales, à cause de l'usage du charbon, qui ne ralentit pas. Il émet deux fois plus de CO2 que le gaz naturel pour la même quantité d'énergie produite. »

Mais la Chine n'est pas la seule responsable, aux États-Unis, en Europe et en Inde, le reflux historique de 2020 devrait être rattrapé cette année.
Après un an de guerre, l'Éthiopie vacille
Le conflit entre Addis-Abeba, les rebelles tigréens et leurs alliés oromos arrive à un point critique. Pour Libération, « le pays risque de connaître un changement de régime par les armes, inédit depuis 1991. »

« Mardi 2 novembre 2021, le Premier ministre Abiy Ahmed a peut-être joué sa dernière carte en déclarant l'état d'urgence et la mobilisation des civils en groupe d'auto-défense dans la capitale. Ultime sursaut avant l'effondrement du régime ? », s'interroge Libération.

« Le rêve s'est effondré. » L'un des plus jeunes chefs de gouvernement d'Afrique, prix Nobel de la paix 2019, « s'est lancé dans une aventure guerrière, visant à se débarrasser d'alliés encombrants. En tentant d'écraser l'irrédentisme tigréen et d'imposer un État central fort, Abiy Ahmed a en réalité ouvert la boîte de Pandore, selon Libération, dans un pays dont l'équilibre reposait sur un fédéralisme ethnique fragile ».