Onze suspects ont été placés sous les verrous entre août 2020 et février 2021 dans l’enquête sur les huit personnes assassinées l’an dernier au Niger (six Français et deux Nigériens). C’est ce qu’à son tour, rapporte Le Parisien, tout en rappelant les circonstances de l’attaque terroriste du 9 août 2020 qui a coûté la vie à six humanitaires français de l’ONG Acted ainsi qu’à leur guide et leur chauffeur Nigériens dans la réserve animalière de Kouré, proche de Niamey, et en signalant que leurs familles ont été reçues le 11 octobre 2021 par le juge en charge de l’enquête.

Ce quotidien ajoute que « les trois auteurs présumés de l’attentat auraient été identifiés mais n’ont pas encore été retrouvés pour le moment. Ils sont suspectés d’appartenir au groupe djihadiste Etat islamique au Grand Sahara », complète ce journal, en rappelant que le chef de ce groupe, Abou Walid al-Sahraoui a été « tué par la force Barkhane en août dernier » et en ajoutant que ce dernier « aurait lui-même commandité l’attentat de Kouré ».
David Layani, proche de Sarkozy et de Macron, mis en examen dans l’affaire Takieddine
Du nouveau également dans l’affaire de la fausse rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine dans une autre affaire, l’affaire Sarkozy-Kadhafi : ce mercredi 20 octobre 2021, un entrepreneur du numérique, du nom de David Layani, a été mis en examen pour « complicité de subornation de témoin » et « association de malfaiteurs ».

Selon Mediapart, qui révèle cette information, David Layani est un entrepreneur « star » du numérique. Il est le patron d’une société nommée Onepoint, spécialisée dans la transformation numérique des entreprises, et son « entregent », signale ce journal en ligne, « le fait graviter dans l’entourage de Nicolas Sarkozy, d’Emmanuel et Brigitte Macron ou de Gérald Darmanin ».

Étant par Mediapart rappelé que la justice suspecte « un aréopage de personnalités » d’avoir organisé une « entente frauduleuse » et d’avoir organisé, « moyennant finances et promesses diverses, la rétractation de l’un des principaux accusateurs de Nicolas Sarkozy, l’intermédiaire Ziad Takieddine », cette mise en examen repose sur le soupçon des enquêteurs qui voient en David Layani l’un des possibles « véhicules financiers dans ce volet de l’affaire libyenne ». Ce que conteste « vigoureusement » l’intéressé, qui est présumé innocent, et dont « la proximité avec Nicolas Sarkozy est de notoriété publique », complète ce journal en ligne.
La gauche encalminée
Sans surprise, les sympathisants de gauche souhaitent largement une candidature unique pour la prochaine élection présidentielle. Mais ils n’y croient guère. C’est ce qu’indique un sondage Ipsos pour le journal Le Parisien et la radio France Info. Selon cette enquête, deux sympathisants de gauche sur trois souhaitent qu’un seul candidat les représente en 2022. Mais ils sont pratiquement tout autant à penser « que ce scénario ne se réalisera pas ».

Cette enquête indique aussi que la candidate du Parti socialiste Anne Hidalgo est distancé de dix points par celui de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon dans le cœur de ces mêmes sympathisants de gauche. S’il fallait en effet choisir un candidat unique de la gauche, la maire de Paris enchanterait 15% d’entre eux (contre, donc, 25% à Jean-Luc Mélenchon), tandis que 14% des sympathisants de gauche verraient bien le candidat écologiste Yannick Jadot comme candidat unique de la gauche.

Anne Hidalgo en panne ? La candidate socialiste, qui participe aujourd’hui à Lille, nord de la France, à sa convention d’investiture, se ragaillardira sans doute en lisant les déclarations d’un de ses proches dans Le Parisien, qui y rappelle « qu’on la donnait perdante quelques mois avant les municipales de 2020 ». Comme le pointe ce quotidien, « plus de 20 % des Français et des sympathisants de gauche lui reconnaissent une qualité : le courage… ».

Du courage, il lui en faudra, et pas qu’un peu car, selon un autre sondage Ipsos pour le Cevipof, la Fondation Jean-Jaurès et le journal Le Monde, Anne Hidalgo semble bien encalminée autour de 5% d’intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle.