Depuis 8 heures ce matin, plus possible de se déplacer « visage découvert » dans Paris et ses trois départements mitoyens, signale Le Parisien. Une décision prise pour faire face à la résurgence du coronavirus et annoncée hier par Jean Castex, lors d’une conférence de presse qui avait tout d’un exercice de pédagogie, et durant laquelle le Premier ministre a mis les Français en garde contre la « recrudescence » de l’épidémie.

Or Paris n’est pas toute la France, et à la notoire exception de l’obligation du port du masque dans Paris et sa petite couronne, c’est une conférence de presse sans vraies annonces qu’a animée hier le Premier ministre.

Sans annonces ou presque, mais aussi sans convaincre Le Figaro. « En voulant rassurer et en consacrant la semaine précédant la rentrée à communiquer sur le virus, le gouvernement s'expose au risque d'inquiéter davantage la population », regrette ce quotidien.

Or le problème de Jean Castex est que les Français « ne l'ont pas encore bien identifié », souligne Le Figaro, et « l'impact de son discours dans l'opinion reste une inconnue ».

Mais ce journal souligne aussi que, pour « insister » sur le message de mise en garde de Jean Castex, le président de la République prend (ce vendredi) le relais de son Premier ministre. Dans la matinée, Emmanuel Macron visitera une entreprise pharmaceutique pour parler de « souveraineté sanitaire et industrielle », signale Le Figaro.

Bayrou, le retour

Le revoilà ! François Bayrou va bientôt faire son retour à la tête du Commissariat au plan. Selon Le Parisien, Emmanuel Macron et son Premier ministre Jean Castex sont tombés d'accord ces derniers jours sur cette nomination, après des « derniers calages téléphoniques avec Bayrou », signale ce journal, en annonçant que le centriste François Bayrou sera nommé haut-commissaire au Plan lors du conseil des ministres du 3 septembre. Une fonction qu’il devrait exercer à titre bénévole et rester maire de Pau… étant également rappelé que le président du MoDem, le 6 décembre dernier, a été mis en examen pour « complicité de détournement de fonds publics » dans l’enquête sur des emplois présumés fictifs de son parti au Parlement européen.

LR cherche candidat, désespérément

Politique encore, avec, cette fin de semaine, une rentrée en ordre dispersée pour la droite en France. Face à Emmanuel Macron, le parti Les Républicains se cherche. Et cherche surtout son futur candidat.

Dans Le Figaro, le président des Républicains Christian Jacob appelle son parti à ne pas « griller les étapes en se focalisant cet automne sur la question de la primaire » pour désigner son candidat à la prochaine présidentielle, car, dit-il, une telle élection, « ça n'est pas un casting ».

Et puis… et puis dénonçant à son tour le niveau d’insécurité en France, Christian Jacob juge « catastrophique » le bilan d'Emmanuel Macron sur le régalien et plaide pour « la réintroduction des peines plancher, la généralisation des bracelets géolocalisés, l'exécution réelle des peines (ou encore) la fin des réductions de peines systématiques ».

Insécurité, la surenchère

Justement. Le retour de l’insécurité dans le débat politique en France. La droite et l’extrême-droite accusent Emmanuel Macron de laxisme ; le gouvernement fait étalage de fermeté. C’est l’escalade. Et ce matin, le journal Libération dénonce  en Une  cette « surenchère sécuritaire ». L’insécurité en hausse en France ? Pas du tout, rétorque Libé. « Certains essaient de nous faire croire que la France est devenue Fort Alamo », se récrie ce quotidien, en référence au siège victorieux de ce fortin américain par l’armée mexicaine il y a près de deux siècles au Texas.

Libération a « passé au crible trente ans de statistiques sur la délinquance en France », et, selon Libé, « le résultat est sans appel. Il montre que si le niveau de violence ne baisse pas, il ne grimpe pas non plus. Il reste le même, avec des poches de violence qui se déplacent (et) il faut y répondre ».

Alors, selon ce journal, pourquoi ce tohu-bohu ? Parce que la droite n’a rien de mieux à se mettre sous la dent, estime en substance Libération, « à moins de deux ans de la présidentielle, le contexte politique ne peut que favoriser cette surenchère. La droite n’ayant plus beaucoup de créneaux dans lesquels s’engouffrer pour se différencier de l’exécutif, la sécurité reste une valeur sûre, maintes fois « éprouvée au combat », comme on dit des armes testées au cours d’une guerre ».

Canal + passe à la caisse

Economie du septième art, avec Canal + qui devra injecter 40 millions d’euros de plus dans le cinéma. Selon Le Figaro, qui a révélé cette information, c’est après avoir passé un accord avec le CSA, le Conseil supérieur de l’audiovisuel, que le groupe Canal + devra s’acquitter de cette obligation financière supplémentaire, une somme « étalée sur trois ans pour combler le retard pris dans ses obligations d'investissement ».