En ce 11-Novembre 2021, « nous commémorons l’armistice de la Grande Guerre de 14-18, pointe Ouest France. Certains se demandent pourquoi se souvenir de ces temps si anciens quand le présent nous presse de toute part. Mais un peuple oubliant son passé peut-il construire solidement son avenir ? Le passé nous enseigne que la paix est fragile. (…) Une paix menacée, aujourd’hui, relève Ouest-France, par l’esprit de revanche ou de conquête des dictatures islamistes, russes, turques, chinoises. Elle l’est aussi par les déstabilisations provoquées par les injustices mondiales menaçant tant de vies, par la corruption et par l’avidité épuisant les ressources de la planète. Il faut la préserver pour que se poursuive la prodigieuse aventure humaine. Notre responsabilité est immense car nos armes peuvent anéantir la vie sur la Terre. »
L’esprit d’engagement
Il faut « entretenir la flamme », s’exclame pour sa part Le Figaro. Le quotidien qui nous rappelle « l’épopée héroïque des Compagnons de la Libération » : c’était lors de la Seconde guerre mondiale, ceux qui ont rejoint à Londres le général de Gaulle et qui ont combattu pour libérer la France.

En ce 11-Novembre, poursuit le journal, « pour rendre un hommage national à Hubert Germain, dernier compagnon de la Libération, mort à 101 ans en octobre dernier, Emmanuel Macron s’est inspiré de l’hommage imaginé en 1945 par Charles de Gaulle pour honorer les morts pour la France de la Seconde guerre mondiale, lors de la première célébration de l’armistice de 1918 depuis 1939. Présentée aux Invalides mercredi, la dépouille mortelle d’Hubert Germain sera escortée jusqu’à l’Arc de Triomphe, où le président de la République prononcera un discours. Hubert Germain sera ensuite inhumé dans l’après-midi au Mont Valérien. »

Commentaire du Figaro : « aujourd’hui, plus de compagnons vivants, mais un esprit. (…) Certes, aujourd’hui, aucune guerre ne se déroule sur notre territoire, mais il existe de belles causes à défendre, et des initiatives à lancer : d’ordre associatif, caritatif, religieux et même politique. Et, à l’heure du choix, on sait qu’il y aura toujours ceux qui préfèrent regarder passer l’histoire et ceux qui acceptent de s’engager. »
L’affaire des joueuses du PSG : une agression commanditée ?
À la Une également, cette « sombre histoire dont le PSG se serait bien passé… » : c’est ainsi que Le Parisien qualifie l’agression d’une joueuse du club de foot de la capitale. Voici les faits : « hier soir, Aminata Diallo, joueuse du PSG de 26 ans, se trouvait toujours en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire de Versailles. Suite et pas fin d’une enquête commencée dans la nuit du 4 au 5 novembre après la violente agression visant une autre joueuse parisienne, Kheira Hamraoui, 31 ans, frappée à coups de barre de fer sur les jambes par deux inconnus non loin de son domicile, comme révélé hier par le quotidien L’Équipe. Depuis une semaine, le club de la capitale vit, bien malgré lui, l’un des épisodes les plus surréalistes de l’histoire du sport professionnel dont la conclusion reste encore à déterminer. » Avec cette question : Aminata Diallo a-t-elle commandité l’agression de sa partenaire de club qui occupe le même poste qu’elle au PSG et en équipe de France ? S’agit-il d’une rivalité interne ?

« Stupeur et tremblements », s’exclameL’Équipe en première page qui parle de « troublante agression » et qui rappelle que les deux femmes sont « amies depuis plusieurs années » et qu’elles « ont en commun d’avoir toutes les deux un fort caractère. »
Macron : vrai ou faux ?
Enfin, dans sa rubrique les Décodeurs, Le Monde a vérifié si, comme l’a affirmé Emmanuel Macron avant-hier soir, la France se portait bien et faisait même mieux que les autres. 

Alors, « aujourd’hui, notre croissance dépasse les 6 % », a dit le président. « C’est vrai, constate Le Monde. Après une récession historique de 7,9 % en 2020, les prévisions de croissance de la France pour l’année 2021 dépassent en effet toutes les 6 %. »

« La France est en tête des grandes économies européennes » : « c’est légèrement exagéré », estime Le Monde. La Grande-Bretagne est devant.

« Le chômage est au plus bas depuis près de quinze ans » : « c’est plutôt vrai », répond Le Monde.

« Nous sommes l’un des seuls pays du monde où le pouvoir d’achat a continué à progresser en moyenne » : « à nuancer », répond Le Monde. « En effet, la France est moins touchée par la hausse des prix… Mais le pouvoir d’achat n’est pas uniforme, et les dépenses contraintes flambent. »

« La pauvreté n’a pas augmenté » : là « c’est plutôt faux », affirme Le Monde. Emmanuel Macron s’appuie sur un chiffre de l’INSEE qui ne prend pas en compte les étudiants en résidence. Or il s’agit d’une des catégories de la population qui a été le plus affectée par la crise. « Par ailleurs, la situation des personnes déjà en situation de pauvreté s’est, elle, aggravée. »