La Croix évoque un « été masqué », un été 2020 « marqué par l’enjeu de la lutte contre la propagation du coronavirus. Le port du masque est ainsi rendu obligatoire dans un nombre croissant de villes et de stations balnéaires ». « Alors que cette période est habituellement propice à un relâchement des codes vestimentaires, il n’est pas anodin que le masque vienne s’ajouter aux sandales et au bermuda », explique le journal. « La bonne nouvelle serait que les vacances permettent de le prendre pour ce qu’il est : un élément simple de protection de soi et des autres que l’on porte par réflexe, sans se poser de questions ». En attendant, pour les vacances, c'est « Destination : France », nous dit La Croix, qui s'est promenée au Mont-Saint-Michel, « destination emblématique » « où le port du masque est obligatoire en journée » et où « la crise sanitaire a contraint les professionnels à recréer un modèle pour satisfaire une clientèle désormais plus locale ». « Finies les vacances en groupe, organisées de longue date. Place au tourisme individualisé, à la carte, planifié à la dernière minute. Surtout quand l’avenir s’annonce aussi flou. » «Après une chute de la fréquentation à la suite des attentats de 2015, nous avions déjà entrepris de repenser notre modèle, avec des prix plus adaptés au portefeuille des Français », explique-t-on au Mont-Saint-Michel. 

Un été différent pour Le Monde, le journal s'intéresse à ces familles qui hébergent de jeunes migrants...

« Touchés par le sort de jeunes réfugiés contraints de dormir dans la rue, des citoyens ordinaires leur ouvrent la porte de leur domicile » raconte Le Monde, qui a rencontré plusieurs de ces « citoyens ordinaires », comme Pascale Cohen.  « Un soir d’hiver, début 2019, la situation d’un gamin sans solution d’hébergement la saisit. Elle pleure. Une réflexion chemine en elle. Dans l’appartement de 130 m² qu’elle occupe avec son mari, deux chambres sont vides. Elle consulte ses enfants, tous trois indépendants, qui lui disent de "foncer". Elle accueille rapidement Madjiou, un Guinéen de 16 ans. Le garçon vient d’arriver en France. Son oncle, avec qui il avait entrepris le voyage, s’est noyé en Méditerranée. Ce qui ne doit durer que quelques nuits va se prolonger pendant six mois, jusqu’à ce que Madjiou soit finalement reconnu mineur par un juge des enfants et pris en charge. » « Herberger des migrants, ça a changé ma vie », explique Pascale qui avec son mari Bertrand réitère en août 2019 et accueille cette fois Lateef, un Afghan de 15 ans. « Je l’avais aperçu lors d’une distribution, il était un peu en retrait, se souvient Pascale. En deux minutes j’ai dit que je le prenais chez moi. Au bout de deux jours, je lui confiais les clefs de l’appartement. »

Dans Libération à présent, place à la fronde en Biélorussie...

« Tsikhanovskaia, l'atout-coeur de l'opposition », titre le journal, « À une semaine de la présidentielle, Svetlana Tsikhanovskaïa, qui se présente contre l’autocrate Loukachenko, draine les foules. Une mobilisation jamais vue depuis le début des années 90 de la part d’un peuple qui s’estime méprisé par le président, au pouvoir depuis 1994 ». « Les mêmes scènes de liesse se répètent, jour après jour, ville après ville, depuis plusieurs semaines. Une mobilisation exceptionnelle pour "cette paisible mère de famille de 37 ans, novice en politique" ». Libération a rencontré Nikita, une manifestante de 25 ans, qui « n’a jamais connu d’autre président que Loukachenko et attend de Svetlana Tsikhanovskaïa "un meilleur futur pour tous les Biélorusses, dans tous les domaines et surtout, la liberté. Elle veut le bien de tous !" s’enthousiasme-t-elle ». « Mais les chances d’une victoire - autrement dit, de mettre fin au régime autoritaire de Loukachenko - sont extrêmement minces », précise Libération. Et « dès le lendemain du scrutin, les rassemblements politiques seront à nouveau interdits ».

Enfin, Mediapart s'inquiète des « millions de poissons pris au piège des centrales nucléaire en France »

Et cela n'est pas anecdotique selon le site d'information, qui estime que « chaque année, des centaines de tonnes d’organismes marins sont piégées dans les systèmes de refroidissement des réacteurs nucléaires français. Beaucoup d’entre eux y périssent. Certaines espèces détruites par ces "prélèvements" sont pourtant protégées ».

Exemple avec « la grande alose », raconte Mediapart... « Elle mesure de 40 à 70 centimètres, suffisamment longue et forte pour remonter les courants de l’Atlantique, mais pas assez pour résister à l’aspiration des pompes de la centrale nucléaire du Blayais, construite dans l’estuaire de la Gironde. » « La grande alose est un poisson migrateur qui vient, en principe, se reproduire sur son lieu de naissance, dans l’eau douce de l’estuaire. » Et, précise Mediapart, « elle figure désormais sur la liste rouge des espèces en danger critique ». Que répond EDF, qui gère la centrale ? « Que des dispositifs ont été installés pour empêcher l’aspiration des plus gros organismes et renvoyant au milieu naturel les espèces piégées par ses prises d’eau, et cela grâce à deux tambours filtrants ». Problème, selon Mediapart... « Les organismes qui traversent les tambours (planctons, larves de crevettes, etc.) passent par le circuit de refroidissement de la centrale pendant 20 minutes, où ils subissent des stress mécaniques, de fortes pressions et des hausses de température, avant d’être recrachés par un caniveau ». Même chose pour l'alose... résultat, nous dit le site d'information, « les espèces les plus fragiles ne survivent pas à ce traitement ».