C’est ce que pointe Le Monde en ce jour de reprise de l’école en France, après les vacances de la Toussaint : « du fait du regain épidémique, les écoliers de 39 départements vont devoir à nouveau porter le masque alors qu’ils avaient pu l’ôter courant octobre. Une soixantaine de départements appliquent désormais le niveau 2 d’un protocole sanitaire qui en compte quatre. (…) 'Aujourd’hui, on passe du vert à l’orange, dont acte, affirme un enseignant syndiqué. Mais l’objectif est de ne pas passer au rouge. L’école doit aussi servir à ça : faire de la pédagogie pour rappeler aux enfants – et à travers eux, aux parents – que l’épidémie n’est pas derrière nous'. »
Le métier de prof attire moins
L’école, encore, à la Une du Figaro, avec ce constat : « l’Éducation nationale peine à recruter. (…) En vingt ans, pointe le journal, le nombre d’inscrits aux concours de professeurs a diminué de moitié. Conséquence : une baisse du niveau des admis et un recours massif aux contractuels. »

En effet, précise Le Figaro, cette année, « 238 postes n’ont pas trouvé preneurs dans le second degré, confirmant des difficultés dans trois disciplines : les lettres classiques (51 % de postes non pourvus), où la filière universitaire attire de moins en moins, l’allemand (30 %), qui essuie les effets de la réforme du collège ; et les mathématiques (9 %), où les diplômés de master peuvent prétendre à des métiers autrement plus rémunérateurs que celui de prof. 'Faire des études scientifiques poussées pour se retrouver enseignant stagiaire à 1.450 euros net ? Le choix est vite vu', résume un syndicaliste. »

Toutefois, « l’argent ne fait pas tout, relève encore Le Figaro. La 'considération sociale' est un élément déterminant dans l’attractivité du métier, estiment en substance les enseignants. Cette considération, ils jugent en manquer cruellement, si l’on en croit la dernière enquête Talis, menée par l’OCDE. Seuls 7 % des enseignants français jugent leur métier valorisé dans la société, contre 18 % pour la moyenne européenne. Mais, paradoxalement, les profs aiment toujours leur métier. Près de 8 sur 10 se disent heureux de l’exercer et 7 sur 10 trouvent du sens à leurs missions. »
Les enfants trop exposés au porno
L’école, toujours, avec ce cri d’alarme lancé par Le Parisien… Les élèves sont de plus en plus exposés à la pornographie, et ce, dès le primaire… Une enquête qui date de 2018 montrait déjà qu’à 12 ans, « près d’un enfant sur trois a déjà été exposé à du contenu pornographique », relève le journal. Mais « 'le confinement avec l’accès au téléphone portable a exacerbé la situation, assure cette infirmière de l’Education nationale, interrogée par Le Parisien. J’ai clairement vu la différence quand les jeunes sont revenus en cours'. »

Alors, « difficile de réagir quand on découvre que son jeune enfant a consulté des images pornographiques. Et pourtant, c’est bien aux parents d’expliquer et de rétablir certaines vérités, commente le journal. Ils doivent surmonter leur réticence pour déconstruire les idées fausses véhiculées par la pornographie et ancrées dans les jeunes cerveaux d’aujourd’hui. Non, les rapports sexuels ne sont pas des séquences interminables, ponctuées d’exploits physiques d’un homme, dominant une femme, forcément soumise. »

Et tout cela est « d’autant plus effrayant que la loi n’y peut rien, ou presque, déplore encore Le Parisien. Cela fait des années que des associations de protection de l’enfance tentent de faire condamner les sites pornographiques qui ne respectent pas l’obligation de vérifier l’âge de leurs visiteurs. Mais rien n’avance. La plupart des mécanismes se heurtent à la réticence des sites eux-mêmes, ou alors à celle des opérateurs, et à un autre principe de notre démocratie : le droit à la vie privée. »
Les réseaux sociaux porteurs de violence
Internet et ses dangers toujours : La Croix pointe « la violence décomplexée » qui sévit sur les réseaux sociaux.

« Les poursuites pour injures et menaces en ligne (en constante augmentation) mettent en lumière les phénomènes de désinhibition et d’emballement qu’engendrent les plateformes. Les affaires récentes montrent également comment l’architecture de ces plateformes peut doper les contenus polémiques ou choquants », relève La Croix.

Principal accusé : Facebook… « Comment lui réguler son compte ? », s’interroge Libération en première page. « Les documents révélés par la lanceuse d’alerte Frances Haugen démontrent toute la toxicité de l’empire Facebook, dont les algorithmes nourrissent violence, découragement, autoritarisme et dépression. Sa venue en Europe – elle sera auditionnée au Parlement européen ce lundi et à l’Assemblée nationale à Paris mercredi – symbolise la nouvelle volonté de part d’autre de l’Atlantique de trouver une parade à ce monstre. Le démantèlement de cet empire, estime Libération, apparait comme la solution la plus simple et rapide. »