Toujours pas candidat déclaré à l’élection présidentielle de l’an prochain en France, le polémiste, cette semaine, a d’abord fait sensation dans les sondages. À commencer par celui publié par l’hebdomadaire Challenge. Sondage Harris Interactive selon lequel, « sans avoir encore déclaré sa candidature, le polémiste affiche déjà 11% des intentions de vote (…) une progression de 6 points depuis début juillet », rapporte ce magazine. Comme le pointe encore Challenge, « pas moins de 18% des électeurs ayant voté Marine Le Pen déclarent avoir l’intention de porter leurs suffrages sur Zemmour. Ce dernier prend aussi à la droite classique, avec 22% des électeurs de Fillon de 2017 qui le soutiendront », constate Challenge en soulignant qu’Éric Zemmour « fait désormais jeu égal avec Jean-Luc Mélenchon et se rapproche des candidats de la droite classique » !

Tel l’alchimiste qui tournait le plomb en or, jusqu’où ira Zemmour ? À en croire un sondage Odoxa pour l’hebdomadaire L’Obs, pas de changement en vue. Emmanuel Macron et Marine Le Pen arriveraient quand-même en tête au premier tour de la présidentielle, le président sortant étant crédité de 25% à 26% des intentions de vote, contre environ 21% à la présidente du RN, Éric Zemmour pointant à 10% environ.

Au second tour, le président sortant s'imposerait, comme en 2017, face à Marine Le Pen, par 58% des voix contre 42%, rapporte L'Obs. À droite, Xavier Bertrand recueillerait entre 14% et 15% des intentions de vote, et Valérie Pécresse entre 12,5% et 13%. À gauche, Jean-Luc Mélenchon est crédité de 7,5 à 8% des intentions de vote. Quant à la candidate socialiste Anne Hidalgo, avec 4%, elle « s’effondre », complète L’Obs.
Xavier Bertrand s’échappe
Autre sondage, celui qui fait de Xavier Bertrand le candidat le mieux placé pour faire gagner son camp. Et de loin. Sondage Ifop pour Le Journal du Dimanche. Et son résultat est « sans appel », estime Le JDD. Après le choix attendu d’une large majorité de militants du parti de droite LR, hier, samedi 25 septembre, de désigner leur candidat à la présidentielle, non-pas via une élection primaire, comme en 2017, mais via un congrès, Xavier Bertrand est perçu par 28% des Français comme le mieux placé au sein de son camp pour battre Emmanuel Macron dans les urnes (les autres prétendants de droite, comme Valérie Pécresse ou Michel Barnier par exemple, étant ainsi distancés par Xavier Bertrand). Lequel est aussi perçu par 33% des sondés pour battre Marine Le Pen ou Éric Zemmour.
Zemmour à la plage
Éric Zemmour, encore lui. Il est aussi à la Une dans un tout autre registre cette semaine, celui de la vie privée. C’est la Une qui a provoqué le plus de remous cette semaine. Celle de Paris Match, via une photo prise au téléobjectif il y a huit jours, et sur laquelle Éric Zemmour, lors d’un bain de mer à La Seyne-sur-Mer, apparaît dans l’eau, tenant tendrement une femme dans ses bras.

En pages intérieures, Paris Match publie d’autres photos prises sur la même plage de cette commune du sud-est de la France, et brosse le portrait de la baigneuse, qui n’est autre que sa « conseillère », une jeune énarque « qui dirige sa campagne », énonce en une Paris Match, magazine à ne pas confondre avec Voici, Closer ou autres titres de la presse « pipole »...

Vraie ou fausse « paparazzade » ? Autrement dit, photos volées ou mise en scène ? Toujours est-il qu’Éric Zemmour a porté plainte contre Paris Match pour atteinte à la vie privée.
La revanche du serpent à plumes
Double anniversaire sous le beau ciel de Mexico. Cette année, le Mexique célèbre tout à la fois les cinq-cents ans de la conquête d’Hernan Cortes et le bicentenaire de son indépendance. Une double célébration dans la controverse. Non sans raison, puisqu’avec ses cinq-cents hommes seulement, Cortes a réussi à rien moins que détruire l’empire aztèque. Plus précisément, « cette année, le Mexique commémore à la fois les 500 ans de la chute de Tenochtitlan, la capitale de l'empire aztèque qui précéda la ville de Mexico, et le bicentenaire de son indépendance, rappelle L’Express. Un double anniversaire polémique, car le président, Andres Manuel Lopez Obrador, dit "Amlo", appelle l'Espagne et le pape à s'excuser pour les "atrocités" de la colonisation ». 

Proche du président de la République, le maire de Mexico « a annoncé que la statue de Christophe Colomb, qui trônait depuis 1877 au centre de la capitale, sera déplacée plus à l'ouest, signale encore L’Express. La sculpture d'une femme indigène remplacera le monument le plus vandalisé de la mégalopole ».

Ce magazine rapporte les résultats d’un sondage du quotidien espagnol El Pais, selon lequel « seulement 51% des Mexicains jugent positivement l'apport de la Conquête ». Cinq siècles après la chute de Cuauhtémoc et de Moctezuma, on ignore si les Mexicains ont ou non pardonné. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il n’ont pas oublié…