Alors que l’essayiste ne s’est pas encore déclaré candidat, il double la droite dans un sondage… Une première… Selon un sondage Ipsos/Sopra Steria pour le journal Le Parisien et la radio France Info, le polémiste est crédité de 15 % des intentions de vote ! C’est en effet une première. Quel que soit le candidat du parti de droite LR – que ce soit Xavier Bertrand, Valérie Pécresse ou Michel Barnier, Éric Zemmour les devance.  Et il talonne la candidate du Rassemblement national Marine Le Pen, créditée, elle, de 16%-17% des intentions de vote.

« C’est "la percée Zemmour" » , lance « en Une » Le Parisien, l’essayiste s’installe comme « le troisième homme de la précampagne présidentielle (…) il monte, il monte, il monte ». Comme le remarque ce journal, si l’élection présidentielle avait lieu dimanche et compte tenu des marges d’erreur, « Zemmour serait au bord de la qualification au second tour face à Emmanuel Macron » !
Zemmour, l’irrésistible ascension
Dans le détail, cette spectaculaire montée en puissance d’Éric Zemmour dépend aussi des autres potentiels candidats à la prochaine élection présidentielle en France. A droite, c’est avec Xavier Bertrand que l’écart avec Éric Zemmour serait le plus serré, puisque, dans ce sondage, le président de la région Hauts-de-France est crédité de 14% des intentions de vote. Mais Valérie Pécresse et Michel Barnier « seraient distancés, à respectivement 12 % et 11 % d’intentions de vote », souligne Le Parisien.

Ce sondage montre également qu’Éric Zemmour « mord aussi bien sur l’électorat d’extrême droite que sur celui de la droite classique (…) LR est donc en réel danger de se faire "dépiauter" son électorat par Éric Zemmour », avertit ce quotidien.

Par ailleurs, cette enquête confirme aussi « l’effondrement » de la candidate socialiste Anne Hidalgo, la maire de Paris étant créditée de 5,5 % des voix (contre 9 % il y a un mois) complète Le Parisien, en remarquant que le total de la gauche dans les intentions de vote est « historiquement bas » (autour de 28 %). 
Zemmour, le cauchemar de la droite… et de la gauche
Ce sondage a fait « l’effet d’une bombe » à droite, signale encore Le Parisien, « et pour cause : pour la première fois, tous les candidats de droite y sont testés derrière Éric Zemmour ». Mais face à ce défi, « chacun se renvoie la balle », remarque ce même journal, dans lequel un député (LR) du Pas-de-Calais, nord de la France et fief du candidat de droite Xavier Bertrand, n’hésite pas à dramatiser les enjeux soulevés par ce sondage en déclarant : « La responsabilité de tout le monde maintenant, c’est de ne pas faire disparaître la droite et la famille gaulliste » ! 

Encore plus à droite, l’appréhension gagne également du terrain, même si, dans l’entretien qu’il a accordé au journal Le Figaro, Jordan Bardella fait mine de ne pas s’inquiéter de ce sondage. « Il y a une attention médiatique qui se concentre sur Éric Zemmour et qui entraîne un léger partage du vote souverainiste, dit le président par intérim du Rassemblement national. Pour l’instant, je n’entends de la part d’Éric Zemmour que des constats, des mots sur les maux du pays. Je n’entends aucune solution ou véritable projet alternatif à Emmanuel Macron. Ni Louis-Philippe ni Auguste Comte ne feront baisser les factures d’électricité et de gaz des Français… », déclare Jordan Bardella au Figaro, ajoutant ne pas vouloir revenir à la « radicalité » de l'ancien président du parti Jean-Marie Le Pen, partition « que joue aujourd'hui Éric Zemmour » (selon lui). « Nous ne reviendrons pas au Front national, prévient-il, car cet écueil pousse à occuper une fonction tribunitienne. Votre voix porte peut-être davantage, mais ne permet pas d'accéder au pouvoir ».
Quand la perfide Albion torpillait les sous-marins français pour l’Australie
Le Royaume-Uni a bien joué un rôle dans le naufrage du « contrat du siècle », l’annulation de la vente des sous-marins français à l’Australie. Comme l’avait déjà notamment révélé en France le magazine Le Point, c’est à Londres qu’en début d’année, a été lancée « l’opération Hookless », confirme Libération. Au terme de six pages d’enquête qui revisite cette affaire digne d’un roman d’espionnage, Libé rappelle des informations déjà publiées par le quotidien britannique The Times, précisant que cette opération « Hookless » (c’est-à-dire « sans hameçon », en français) n’était rien moins que « le secret le plus étroitement gardé au sein du gouvernement (britannique) depuis des années », dans la mesure où seulement dix personnes étaient « au courant » des manœuvres qui allaient aboutir à l’annulation du contrat français de sous-marins à l’Australie. Et le Premier ministre Boris Johnson était membre de « ce club des initiés (qui seront) les facilitateurs de la commission du crime », formule Libération. Un crime parfait !..