Solange est une enfant sage de 13 ans, qui grandit avec un grand frère protecteur, une mère férue de théâtre et un père de famille mélomane. Ces quatre-là forment une famille aimante et équilibrée. Mais, de même qu’un astre mort émet une lumière qui nous arrive bien longtemps après sa disparition, l’affection que se portent les parents n’est plus que l’ombre de leur union. Quand ce bel édifice se fendille et que le couple parental se déchire, c’est un abyme qui s’ouvre sous les pieds de la jeune fille à un moment si particulier : ce passage entre l’enfance et l’adolescence.

Un film délicat sur cette déflagration intime vient de sortir en salles, cette semaine, en France. Petite Solange, c’est son titre, a reçu l’automne dernier (2021) le prestigieux prix Jean Vigo. La réalisatrice Axelle Ropert vient nous parler de son quatrième long-métrage, et nous en commente les quinze premières minutes, la première bobine.

 

À l’affiche de notre cinéma cette semaine également, notre correspondant en Inde Sébastien Farcis parle de la censure en Inde d’un projet de film sur l’homosexualité dans l’armée, et l’envoyé spécial permanent de RFI en Chine, Stéphane Lagarde, détaille la censure de la fin du film «Fight Club», de David Fincher.

 

Pauses musicales : Kaz Hawkins Because you love me et The Divine Comedy The Best Mistakes.