Pour ce 70ème Festival d'Avignon, Anne-Cécile Vandalem offre un spectacle aux allures de polar. Une sombre histoire qui commence par la découverte d’un cadavre, une femme retrouvée pendue à un mât, enroulée dans le drapeau national. La victime s’appelle Ida. C’est la mère de Martha Heiger, une dirigeante d’extrême-droite d’envergure nationale, qui aspire à devenir Premier ministre. Nous sommes sur Tristesses, une petite île danoise qui s’est dépeuplée, une fois fermés les abattoirs qui en assuraient la prospérité. Revenue pour les funérailles, Martha Heiger et les villageois vont se retrouver acteurs d’un huis-clos à la croisée du théâtre et du cinéma, dans lequel les sincérités successives, les faux-semblants et les manipulations se conjuguent au service d’un spectacle qui prêtent souvent à rire, mais aussi à réfléchir. Tristesses d’Anne-Cécile Vandalem, est à voir jusqu’au 14 juillet 2016 dans le gymnase du Lycée Aubanel à Avignon.
Olivier Coyette présente sous le chapiteau du Théâtre des Halles Ce que j’appelle oubli. L’adaptation d’un texte de Laurent Mauvignier, publié en 2011, aux Editions de Minuit. L'histoire d'un fait divers survenu en 2009 à Lyon, et racontée dans l’édition originale en une seule phrase, longue de 62 pages. Une mise en scène puissante sur la brutalité et la bêtise humaine, qui puise sa force dans les mots et le récit.