Désormais un chemin de randonnée relie Lalouvesc à Sablières (Ardèche) et c'est à Soeur Édith qu'on le doit. Sablières, c'est là où est née sainte Thérèse Couderc, la fondatrice de la congrégation Notre-Dame du Cénacle en 1826. Une sainte dont le rayonnement est encore palpable. Le 22 septembre 2018 en effet ils étaient plus de 1.000 à assister au transfert de son corps resté intact, de la maison des Soeurs du Cénacle à la chapelle Sainte-Agathe dans la basilique Saint-Régis de Lalouvesc. Cet événement a été l'occasion pour soeur Édith de lancer ce nouveau chemin de randonnée, elle peut donc y emmener des pèlerins, elle qui a rencontré Dieu à travers la beauté de la nature dans cette région de l'Ardèche.
 
De la contemplation de la création...
Soeur Édith n'est pourtant pas religieuse du Cénacle, elle appartient à la Congrégation des Soeurs de l'Adoration réparatrice. Une communauté religieuse fondée "à l'ombre du carmel", par Théodelinde Dubouché (1809-1863). Cette artiste peintre convertie et entrée en religion, devenue Mère Marie-Thérèse du Coeur de Jésus, a adopté spiritualité du Carmel et mis au coeur de la règle de sa congrégation l'adoration perpétuelle du Saint-Sacrement. 

C'est justement devant le Saint-Sacrement qu'Édith Archer a fait "la" rencontre décisive, avec le Christ, rencontre qui allait changer sa vie. Avant cela, il n'y avait que l'équitation dans sa vie. Issue d'une famille de sportifs, catholiques "parce que c'était la mode", il y avait tout de même en elle une quête de Dieu, d'une certaine façon. Quand cette cavalière passionnée lisait "Mon amie Flicka", le roman de Mary O'Hara que lisent tous les jeunes gens amoureux des chevaux, quelque chose se jouait de l'ordre de la louange devant la beauté de la création. Ainsi, quand elle s'est trouvée un jour devant "un panorama sublime sur les Cévennes", elle s'est dit : "Dieu habite cet espace... mais c'était Dieu créateur de l'univers..."

... à la rencontre avec le Christ
Un jour son amie Maud lui dit : "Tu regardes Dieu derrière ton arbre, il faudrait le rencontrer face-à-face." Et lui propose de venir à l'adoration du Saint-Sacrement. Édith Archer y a vécu quelque chose de tellement fort qu'elle y est retrounée le lendemaine et les jours suivants, quatre heures quotidiennes à adorer Jésus présent dans l'hostie. "Ça devenait sérieux avec Jésus", dit-elle.

 
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