13h20 : LE MAUSOLEE D'HALICARNASSE

Nous sommes en 353 avant notre ère.
Mausole, fils d'Hécatomnos, gouverneur dans le royaume de Macédoine, vient de mourir.
Sa veuve fait ériger un grand tombeau en son honneur.
Six siècles plus tard, le satiriste Lucien de Samosate imagine un dialogue entre le défunt et le philosophe Diogène.
Ce dernier demande à Mausole ce qui le rend le plus fier.
Réponse de l'intéressé :
« Mais d'abord, citoyen de Sinope, à cause de ma royauté ; j'ai régné sur la Carie tout entière, commandé à bon nombre de Lydiens, soumis des îles, pénétré jusqu'à Milet, et assujetti une partie de l'Ionie.
Ensuite, j'étais beau, grand, courageux dans les combats.
Mais, ce qui est plus encore, j'ai, dans Halicarnasse, un tombeau immense, tel que jamais mort n'en a eu de plus splendide.
Les chevaux et les hommes qu'on y a sculptés sont si admirablement faits et d'un si beau marbre, qu'on ne saurait aisément trouver même un temple aussi magnifique.
Crois-tu maintenant que je n'ai pas raison d'être fier? »
En substance, Diogène lui répond que tout cela n'est que fadaises.
Et pourtant, le souvenir de Mausole va traverser les temps grâce à son tombeau que l'on finira par appeler le Mausolée d'Halicarnasse, l'une des sept merveilles du monde...

Invité : Sébastien Polet, historien, orientaliste.
Conférence à Wavre le samedi 20 octobre 2018 à 17h30.

14 heures : Honorer les soldats morts et les martyrs civils

En 1922, l'Etat belge finit par adopter l'idée d'honorer un « soldat inconnu » en guise de reconnaissance symbolique du sacrifice des militaires durant la première Guerre mondiale. L'exemple vient de France et de Grande-Bretagne et il est suivi par la plupart des pays belligérants à l'exception de l'Allemagne et de l'URSS. Chaque pays met au point sa propre procédure de désignation. En Grande-Bretagne, c'est un officier supérieur qui est chargé du choix. En France, un sous-officier blessé au front. En Italie, la mère d'un soldat mort au combat. Et en Belgique, un aveugle de guerre est appelé à désigner au hasard un des cinq cercueils retenus et dont nul ne saura jamais s'il s'agissait d'un Flamand, d'un Wallon ou d'un Bruxellois, d'un bourgeois ou d'un ouvrier, d'un catholique ou d'un libre-penseur...

Invitées : Chantal Kesteloot, responsable de l'histoire publique au CEGESOMA et Laurence Van Yperzele, professeure d'histoire contemporaine à l'UCL.