13h20 : Une autre histoire de la Maternité

Nous sommes en 1977.
Dans son ouvrage intitulé « La Voie de l'individuation dans les contes de fées », Marie-Louise von Franz, psychologue suisse, élève et collaboratrice de Jung, écrit :
« La maternité est une façon connue et fréquente pour les femmes de fuir leur responsabilité véritable dans le domaine créatif, ce qui explique comment on voit des personnes, à un âge relativement avancé, donner naissance à des enfants infortunés et malheureux, alors qu'à ce stade de leur vie, elles auraient dû se consacrer à leur évolution personnelle ».
Deux ans plus tôt, à Bucarest, alors qu'elle participe au « No governemental forum » qui se tient en marge de la conférence de l'ONU sur la question démographique, Françoise d'Eaubonne, militante féministe, lance un « Appel des femmes à la grève de la procréation ».
Il s'agit, pour la philosophe, de provoquer un débat sur l'écologie féministe.
Marie-Louise von Franz, Françoise d'Eaubonne et beaucoup d'autres, comme Simone de Beauvoir pour ne citer que l'une des plus célèbres, ont pensé la maternité autrement.
Les années 1970, ont laissé pensé que la maîtrise, par les femmes, de leur fécondité leur permettrait de vivre la maternité de leur choix : ce n'est pas aussi simple.
Il semblerait que l'évolution des techniques de procréation bouleverse cette donne et que l'injonction à être mère, à avoir un enfant est toujours une énorme pression.
Une autre histoire de la maternité, c'est ce que nous allons vous raconter aujourd'hui...
Invitée : Marie-Jo Bonnet, historienne et militante de la cause féministe.
« La maternité symbolique - Être mère autrement » ; A.Michel.

14 heures : La Vie quotidienne à Paris durant la Grande Guerre (¿)

Le 28 juin 1914, l'héritier du trône austro-hongrois, François-Ferdinand, et son épouse sont assassinés à Sarajevo par un Bosniaque. Le 23 juillet, l'Autriche pose un ultimatum à la Serbie. Cinq jours plus tard, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie, entraînant avec elle le jeu des alliances.
La déclaration de guerre surprendra les Français qui ne pensaient alors qu'à une chose, leurs vacances. Ils n'imaginaient pas que les événements pouvaient s'enchaîner aussi rapidement.
Entrés dans la guerre, tels des "somnambules", les Français se réveilleront un 11 novembre groggy mais fiers de leur victoire chèrement acquise, et surtout bien décidés, coûte que coûte, à faire payer la note aux Allemands.
Une interview inédite de Philippe Mellot, l'auteur du livre La Vie quotidienne à Paris durant la Grande Guerre.
Avec des témoins de l'époque : Jean Wéber, Marie Dormoy et Raoul Guédan (Archives INA).
Une réalisation de Cécile Poss