13h20 : Les années folles

Nous sommes au mois de mai 1927, entre le 20 et le 21.
Après 33 heures et trente minutes de vol, l'américain Charles Lindbergh, devient le premier pilote à relier New York à Paris, sans escale.
C'est à bord du « Spirit of Saint Louis », son avion, que celui que l'on surnomme « l'aigle solitaire » entre dans la légende et s'inscrit comme l'un des héros des Années Folles, cette période qui suit la Première Guerre mondiale et qui finit avec le Krach boursier de 1929.
Des années que Léon Blum, grande figure de la gauche française, décrira ainsi dans son ouvrage intitulé «À l'échelle humaine » :
« Il y eut quelque chose d'effréné, une fièvre de dépense, de jouissance et d'entreprise, une intolérance de toute règle, un besoin de nouveauté allant jusqu'à l'aberration, un besoin de liberté allant jusqu'à la dépravation. »
Alors à quoi ont-elles ressemblé ces Années Folles ?
Au-delà du cliché « Gatsby le magnifique », quelles en sont les images fortes ?
Suivons le guide ...

Invité : Hervé Gérard , historien, écrivain, conférencier et journaliste.
Il a dirigé le hors-série « Années folles », du Vif.

14 heures : Debussy, résonnances artistiques 4/10

Episode 4 : Le symbolisme

A partir de 1883, Claude Debussy fréquente les « mardistes », ces hommes de lettres et ces artistes que Mallarmé avait pris l'habitude d'inviter chaque mardi soir chez lui. Parmi les plus célèbres figuraient Paul Claudel, Claude Debussy, André Gide, Oscar Wilde, Alfred Jarry, Paul Valéry, et James Whistler. « On a souvent dit que le symbolisme manquait de chefs d'œuvre mais s'il y en a un, c'est Pelléas et Mélisande » confie le musicologue François Lesure. Debussy s'empare du texte de Maeterlinck avant de présenter l'opéra en 1902. On y retrouve les grandes caractéristiques chères aux symbolistes, le rêve, le mythe, le surnaturel et le pessimisme. Ces mêmes symbolistes qui prendront un musicien comme figure inspiratrice de leur mouvement, Wagner.

Une série réalisée par Cécile Poss