13h20 : La conspiration des Pazzi : le complot contre les Médicis a-t-il livré tous ses secrets ;

Nous sommes le 26 avril 1478, à Florence.
On célèbre la messe pascale en la cathédrale Santa Maria del Fiore.
Le gratin de la cité-Etat est présent jusqu'au plus haut niveau : les Médicis.
Laurent et son frère Julien.
Mal leur en a pris : les fiers seigneurs sont attaqués sauvagement : le plus jeune, Julien, est poignardé à dix-neuf reprises et meurt sur le coup, tandis que son ainé, blessé superficiellement, s'échappe par la sacristie.
Ce complot contre la puissante famille de banquier est l'un des plus audacieux et des plus sanglants de la Renaissance italienne, il est passé à la postérité sous le nom de « conspiration des Pazzi », du nom des principaux rivaux des Médicis.
Lutte politique, amitié, trahison, pouvoir de l'Eglise, corruption, vengeance et ... magnificence des arts sont les principaux ingrédients de cette tragédie.
Mais les Pazzi sont-ils les seuls coupables ?
Une mystérieuse lettre codée nous apprend que non.
Allons y voir d'un peu plus près...

Invité : Marcello Simonetta, professeur à Sciences Po et à l'Université américaine de Paris.
« L'énigme Montefeltro, la vérité sur les Médicis » ; A. Michel.

14 heures : 1968, la révolution Tropicaliste

En 1968, le monde éclate. Les révoltes, qu'elles soient estudiantines, ouvrières ou raciales, font rage dans le monde entier, de Prague à Paris, en passant par les États-Unis. Les réponses à ces mouvements de contestations sont plus ou moins dures, et dans certains pays, la répression est féroce, comme au Brésil, où les velléités d'un monde plus juste sont étouffées par la mise en place d'une dictature militaire. A ce moment de basculement tragique a pourtant pu éclore un mouvement artistique, le Tropicalisme, mené par Caetano Veloso et Gilberto Gil. Coupé en plein élan à la fin de l'année 68, après à peine un an d'existence, le Tropicalisme aura malgré tout marqué l'histoire musicale du pays : la révolution artistique n'est jamais tombée dans l'oubli...

Invité : Philippe Delvosalle, du Point Culture.