Nous sommes en janvier 1962. Marcel-Henri Jaspar, ambassadeur de Belgique à Paris écrit, dans un rapport à propos de l’OAS (Organisation Armée Secrète) qui combat pour une Algérie française « plus qu’un mouvement subversif dirigé par des officiers et d’anciens officiers de l’armée, elle est le symbole et l’émanation de la résistance d’une population qui veut rester française. Le Gouvernement essaie de la combattre et s’attribue 237 arrestations de ses membres durant les deux premiers mois de 1961. Succès modeste. Les armes du pouvoir seront-elles jamais efficaces devant la flambée d’un million de passions, devant le soulèvement d’un million de patriotes ? » Ce rapport est adressé à Paul-Henri Spaak ministre belge des Affaires étrangères. Quelle est la position de la Belgique face à l’OAS ? C’est la question du jour… Invité : Vincent Genin, docteur en histoire de l'Université de Liège (histoire des relations internationales).