Au Congo, la Force publique a constitué le bras armé de l’Etat colonial de 1885 à 1960. Dès les débuts, les Européens recrutèrent localement une force armée capable d’assurer la sécurité de l’entreprise coloniale. Encadrée par des officiers exclusivement blancs, la troupe était exclusivement noire. La Force publique combattra avec brio durant les deux guerres mondiales mais il faudra cependant attendre les années 1950 pour que l’on commence à envisager timidement d’africaniser les cadres. A l’aube de l’indépendance, en juin 1960, il y aura seulement quelques dizaines de sous-officiers congolais… Invité : Cédric Leloup, historien, auteur de « Maintenir une hiérarchie des races » dans le dernier numéro de la Revue Belge d’Histoire Contemporaine (CEGESOMA)