13h20 : L'esclavage au Moyen-Age

Nous sommes en 1312, au cœur de la péninsule ibérique. Pere Ferrandis, dit Pedrolo, rédige son testament. Il stipule, notamment, que son esclave appelé Domingo, servira sa femme jusqu'à ce que celle-ci meure, sans qu'elle ait à rendre de comptes ; puis, à la mort de la veuve, il sera libre et recevra une caisse de bois avec des outils de peintre afin de pouvoir continuer à travailler. En revanche, s'il essaie de s'enfuir, il sera enchaîné avec un ou plusieurs anneaux de fer aux jambes ou sera vendu. Quatorze ans plus tard, à Marseille, le patron d'une galère de Toulon vend deux hommes, des grecs, à un Catalan, et désigne devant notaire deux garants au cas où les captifs « ne seraient pas esclaves de nature ou acquis de bonne guerre ». En 1381, à Majorque, il est décidé de créer un office chargé de la garde des esclaves. Il s'agit de remédier à la fuite éventuelle des captifs sardes, cette fois. Un peu plus tard, il est prescrit que les esclaves de plus de 18 ans et de moins de 60, non convertis au christianisme, doivent porter des fers et des chaînes, de dix livres au moins, à l'une des deux jambes. Au Moyen Âge, partout autour du bassin méditerranéen, en Europe latine, dans les confins septentrionaux, en terre byzantine, en pays islamique, aussi bien dans les communautés juives que chez les chrétiens et les musulmans, l'esclavage est une réalité.Sous quelles formes diverses ?

Invitée : Sandrine Victor, maître de conférences en histoire médiévale à l'Institut national universitaire Champollion d'Albi. « Les fils de Canaan. L'esclavage au Moyen Âge » éd. Vendémiaire.

13H45 : Rencontre avec Charles Trenet en concert à l'Ancienne Belgique. Il parle de sa chanson "La Madelon" en 1960