Résumé de l’épisode

« Les faits. Le peu qu’on en a su pendant des mois. Ce qu’on a cru savoir. Les rumeurs, les récits. Sur ce meurtre, longtemps, l’unique certitude fut la météo. Ce samedi-là, il a fait beau. Dans les commerces et sur les parkings des hypermarchés, on pointait le ciel, on parlait d’été indien. Certains avaient ressorti leur bermuda et leurs tongs. Ils projetaient d’organiser des barbecues dans leur jardin.
L’agresseur, a-t-on assuré, s’est introduit dans la maison de l’impasse en plein jour. On ignore à quelle heure. Pour trancher, il faudrait disposer du rapport du policier qui a dirigé les investigations. Malheureusement, quatorze mois après les faits, il ne l’a toujours pas rendu. »

Face à l’opacité de ce fait divers qui l’a touchée de près – peut-être l’œuvre d’un serial killer –, Irène Frain a reconstitué l’envers d’une ville de la banlieue ordinaire. Pour conjurer le silence de sa famille, mais aussi réparer ce que la justice a ignoré. Un crime sans importance est un récit taillé comme du cristal, qui mêle l’intime et le social dans des pages tour à tour éblouissantes, drôles ou poignantes.

Invitée

Irène Frain est une femme de lettres française, romancière et journaliste. Elle est membre fondatrice du Women’s Forum for the Economy and Society. Son roman “Un crime sans importance” paru aux Editions du Seuil en 2020, il a reçu le prix Interallier 2020.

La chronique littéraire de Sandra Travers de Faultrier

Ce mois-ci, Sandra Travers de Faultrier nous parle de “Droit et littérature sous l’Ancien Régime, le jeu de la valeur et de la loi”, de Christian Biet, paru aux éditions Honoré Champion, Collection “Lumière Classique” (N° 41) en 2002.

Vous avez entendu

Tokyo Gakuso, Manzairaku 3 Irite (Togaku), Album “Gagaku – Court Music of Japan”, 1994



Animation

Denis Salas

Réalisation

Lucien Oriol

Coordination

Camille Blumberg

Musique originale

Didier Riey