Paris, hiver 1870. La capitale est assiégée par les armées prussiennes: plus de ravitaillement, plus de convois, et deux millions d’habitants enfermés derrière les remparts. Très vite, la question n’est plus “qu’est-ce qu’on mange ?”, mais “qu’est-ce qu’on peut encore avaler ?”.
On abat d’abord les chevaux, puis viennent les rats, les chiens et les chats. Et quand la famine s’aggrave, même les animaux du Jardin des Plantes finissent dans les marmites. Pendant ce temps, certains restaurants affichent encore des menus de luxe, dont le célèbre dîner de Noël du Café Voisin.
Dans cet épisode d’À table avec l’histoire, je raconte le siège de Paris (1870–1871) à travers l’assiette: la pénurie, le rationnement, le marché noir… et surtout ce que la nourriture révèle d’une ville qui se fissure. Car pendant un siège, la faim n’efface pas les différences: elle les rend impossibles à ignorer.

Musique d’introduction : Gymnopédie no. 1 – Erik Satie (domaine public)
Enregistrement : Musopen.org
Musique d’outro : Le Cygne – Camille Saint-Saëns (domaine public)
Enregistrement : Musopen.org
Sons d’ambiance et effets sonores issus de Pixabay et Freesound Community