En mettant en avant que l’homme et ses plus proches cousins - chimpanzés et bonobos - partagent plus de 98 % de génomes, certains de nos contemporains tendent à relativiser, voire nier, la singularité de Sapiens dans le règne animal. C’est à ces théories, parfois sous-tendues par une idéologie anti-humaniste, que répond, dans un ouvrage aussi vif que précis (Singe toi-même !, Éditions Odile Jacob, 2019), le neurobiologiste Alain Prochiantz en soulignant que si l’homme est bien un singe, il n’est décidément pas du tout un singe comme les autres.