François Guillaumat interroge Georges Lane sur le monétarisme.
Au-delà des évidences rationnelles qu’on lui associe mais qui ne lui sont pas propres — l’inflation est un phénomène monétaire, ce sont l’offre et la demande de monnaie qui déterminent la dépense totale, n’importe quelle quantité de monnaie peut rendre tous les services de la monnaie, les entrepreneurs font de leur mieux pour prévoir l’état à venir de l’économie — le monétarisme est-il autre chose qu’une série de travaux historiques pour tenter de définir les conditions d’une politique monétaire au lieu de contester celle-ci dans son principe ?

Enregistrements précédents :
La vie et l’œuvre de Milton Friedman ;
Ludwig von Mises 2 : la monnaie
; La monnaie (1); La monnaie (2).

Textes :
David Laidler: From bimetallism to monetarism: the shifting political affiliation of the quantity theory ;Le pseudo-expérimentalisme ; W. Hafer et David C. Wheelock : “The Rise and Fall of a Policy Rule: Monetarism at the St. Louis Fed, 1968-1986” ; M. C. Anderson : “The State of the Monetarist Debate” ; Leonall C. Andersen et Jerry L. Jordan : “Monetary and Fiscal Actions: A Test of Their Relative Importance in Economic Stabilization”.