The last of Us, le deuil impossible

Ce n'est pas un nouvel épisode du Casque et l’Enclume mais un remake d'un hors série sorti peu après le jeu The Last of Us part II, dernière production du studio californien Naughty Dog.

The Last of US premier du nom mettait en scène en 2013 le duo Ellie et Joel, une ado rebelle et un homme brisé par la perte de sa fille, deux écorchés évoluant dans une Amérique apocalyptique, une civilisation perdue en raison d’un champignon, le cordyceps, infectant les humains et prenant leur contrôle. L’humanité se divise en deux catégories : les infectés zombifiés et les survivants antisociaux. Un monde où la compassion et la solidarité ont laissé place au tribal et aux hordes qui rançonnent ou dépouillent, quand elles ne dévorent pas en cannibales.

Au fil de l’aventure et de la survie, la relation entre Joel et Ellie se transforme en lien familial, un père et une fille de substitution, mais un peu père et fille quand même.

Voilà l’univers de Joel et Ellie quand s’ouvre The Last of Us 2, où le maître mot est encore le deuil. Certes, le monde est toujours aussi chaotique et incertain, mais la trame quitte le le fil de la survie et du road trip pour celui de la haine et de la vengeance jusqu’au-boutiste, radicale. Perdre un être proche, un père, une mère, un enfant, est-ce un deuil impossible semble demander le jeu ? C’est la question que j’ai posée à Vanessa Lalo Psychologue spécialisée dans les jeux vidéo et le numérique et Michael Stora, psychanalyste. Attention, ce podcast peut divulgacher quelques moments importants du jeu.