Il est des silences qui trouent l'histoire, la petite et la grande. Des silences qui transmettent des traumatismes dans les corps des nouveaux nées. Des lignées de femmes qui reproduisent le geste, le rôle, le silence. Vivre une vie de femme réduite à prendre en charge la famille, travailler la terre et se reproduire. Se reproduire contre son gré, faire des fausses couches et garder le silence. Se faire exploiter son corps comme l'on exploite la terre. Ëtre une femme et ne pas avoir un corps à soi, un temps à soi, une vie à soi. La vie et le destin de centaine de femmes dans l'Europe dans l'entre deux guerre. Des histoires que l'on a peu entendu de la bouche de celles qui l'ont vécu. Mais les générations passent et la réparation se fait nécessaire !
Que peut le théâtre dans le besoin de réparer l'histoire ? la petite et la grande... Sarah Vanhee retourne sur la scène du théâtre pour raconter sa version de l'histoire. Elle permet un rituel où les fantômes donnent de la voix, des rituels de convocation pour performer les geste absents. Elle propose un spectacle comme une offrande, et des images pour réparer le passé et permettre le présent.
Dans son spectacle Mémé, Sarah Vanhee rend hommage à ses deux grands mères, Mémé et Oma. Et elle est mon invitée dans ce 59ème épisode du Beau Bizarre !

Avec les apports de Vinciane Despret, Frédéric Worms, Philippe Genty et Daniel Blanga Gubbay

Mémé se joue jusqu'au 6 décembre au théâtre de la Bastille à Paris, avec le festival d'Automne. Les autres dates de tournée sont à vérifier sur campo.nu

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