Avant d’organiser des tournois d’ex maléfiques, Brian Lee O’Malley faisait dans le road trip introspectif.


Cette semaine, nous discutons de À la dérive, le tout premier comics de l’auteur de Scott Pilgrim, publié pour la première fois en français chez Hi Comics.

À la dérive de Brian Lee O’Malley

Une introspection sur quatre roues


Le récit met en lumière Raleigh, une jeune femme perdue dans ses pensées et sa vie. Elle part en road trip avec trois connaissances, sans but particulier. Rapidement, ce voyage devient une métaphore de son propre chemin de pensée. À la dérive n’est pas un récit d’action, ni une comédie romantique ; c’est une plongée dans un malaise poignant et universel.

Ce qui frappe dès les premières pages, c’est la manière dont O’Malley transforme l’invisible en visible. La solitude, le vide intérieur, le manque de repères, l’hésitation constante entre ce qu’on désire et ce qu’on n’ose pas faire. Ces émotions sont transmises par les regards, les silences, le paysage étiré qui défile comme un miroir de l’esprit de Raleigh.

Plus qu’un road trip


Plutôt que de raconter une histoire pleine d’événements, À la dérive installe une atmosphère et laisse le lecteur ressentir plutôt que simplement suivre une intrigue. Le style graphique, déjà marqué par l’influence du manga et une narration cinétique, capte parfaitement ce sentiment de flottement.

Les personnages secondaires ne sont pas simplement des accompagnateurs ; ils deviennent des miroirs ou des obstacles pour comprendre qui est réellement Raleigh et ce qu’elle fuit ou cherche.

Ce roman graphique traite avec délicatesse de thèmes comme :

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  • la crise d’identité et la difficulté à se reconnaître soi-même,

  • la solitude malgré les autres,

  • le besoin de sens à un âge où les repères s’effritent,

  • la fragilité des émotions et leur traduction visuelle.


C’est un livre qui ne t’en met pas plein la vue, mais qui te touche précisément parce qu’il ne prétend rien cacher.

Un avant-goût de la voix d’O’Malley


Pour ceux qui ne connaissent O’Malley que via Scott Pilgrim, À la dérive peut sembler plus subtil, presque fragile. Et pourtant, on y retrouve déjà sa manière d’explorer la vulnérabilité humaine avec humour et sensibilité.

Ce n’est pas une BD « punchy », mais une expérience de lecture où l’on ressent davantage qu’on ne comprend, et c’est précisément ce qui fait sa force.

Si tu es sensible aux récits introspectifs, aux road trips philosophiques ou aux BD qui abordent l’âme humaine sans artifices, À la dérive est une œuvre qui mérite d’être connue.

Dans cet épisode, nous accueillons un nouveau membre dans l’équipe ComicsDiscovery : Cecil, auteur de bande dessinée et illustrateur. On espère que vous lui ferez un très bon accueil, et surtout, n’hésitez pas à aller faire un tour sur son compte Instagram pour découvrir son travail :

https://www.instagram.com/cecilbehar

Pour aller plus loin avec Hi Comics


Si À la dérive vous a donné envie d’explorer davantage le catalogue de Hi Comics, nous vous recommandons également trois épisodes de ComicsDiscovery consacrés à des titres marquants de l’éditeur :

Trois lectures très différentes, mais qui illustrent parfaitement la diversité et la richesse éditoriale du catalogue Hi Comics.




Le mot de la fin


Merci à toutes et tous de nous avoir suivis pour cet épisode de ComicsDiscovery consacré à À la dérive de Brian Lee O’Malley.
Un grand merci également à Cecil, qui rejoint l’équipe à l’occasion de cet épisode. On espère que vous lui réserverez un bel accueil et que vous irez découvrir son travail d’auteur de BD et d’illustrateur.

On se retrouve très vite pour de nouvelles découvertes comics.

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