Bonjour à tous, on se retrouve aujourd’hui pour le septième épisode de la deuxième saison de Patate. Il s’agit de la dernière interview enregistrée avant le début du confinement qui sera diffusée. Patate reviendra ensuite très vite avec une série bonus d’épisodes « Je confine, donc je mange ». J’ai hâte de vous les faire découvrir. Au cours de ces épisodes, vos contributions seront aussi à l’honneur ; je remercie tous ceux qui m’ont envoyé leur enregistrement. C’était un véritable plaisir de les écouter !

Mais revenons à l’interview du jour. Je suis en compagnie de Christophe Michalak, ce monstre sacré de la pâtisserie, notre champion national, ce titan qui a raflé la coupe du monde à 31 ans. Vivre pour des instants d’absolu et pour s’améliorer au quotidien, c’est ainsi que je pourrais résumer le parcours que Christophe nous a fait l’amitié de partager. À tous les entrepreneurs, les cuisiniers et les passionnés qui nous écoutent, vous sortirez grandis de ce moment pendant lequel Christophe nous montre comment on construit son style, fruit d’une constante remise en question. Le grand style de Nietzsche qui s’incarne dans l’harmonie des forces en soi, c’est cela. Comme le revers hors de ce monde de McEnroe, le geste et le style Michalak sont fluides, entiers, sans détour. Il paraissent d’une simplicité déconcertante, dans l’efficacité la plus limpide, car ils résultent d’années de travail acharné et d’un don indéniable. Tout coopère dans l’harmonie. Enfin.

Ce convalescent d’une enfance compliquée est un grand battant. Quelles que soient les circonstances, la patate, il est né dedans, selon ses propres mots. Derrière l’histoire d’un homme, c’est naturellement l’histoire d’une alimentation qui s’est dessinée en filigrane. Elevé aux raviolis Buitoni et à la purée Mousline, Christophe confesse volontiers sa gourmandise et une appétence irrésistible pour le sucre. Il la rapproche de l’addiction d’un drogué et a cherché à la soigner. C’est presque déjà péché de gourmandise d’entendre Christophe parler des ses mouillettes de pain au chocolat trempées dons son épais chocolat chaud. Il confie également dans cet entretien qu’il a englouti beaucoup de « cochonneries ». Il faut dire qu’avec les horaires de dingue qu’il avalait alors qu’il était chef pâtissier du mythique Plaza Athénée, garder une forme d’équilibre relevait presque de l’impossible. L’équilibre, aujourd’hui, il semble justement l’avoir trouvé. Notamment avec l’appui de sa femme et associée Delphine, végétarienne, qui l’a amené à travailler de plus en plus les légumes à la maison, les sucres et les produits d’origine naturelle dans sa pâtisserie. 

Je vous souhaite une excellente écoute. Et encore une chose, nous avons enregistré avec Christophe une IGTV dans son bureau de création. Il nous montre ses derniers gâteaux et parle de son processus créatif au quotidien. Un vrai délice (et aussi une vraie torture en plein confinement je dois l’avouer). Retrouvez cette interview bonus en vidéo dès le lendemain de la publication de ce podcast sur sur mon compte Instagram @alicetuyet. Si l’épisode vous plaît, soutenez-moi avec un avis 5 étoiles et un commentaire sur Apple Podcasts, c’est la fiesta quand je les découvre et la seule rétribution que je demande. Merci ;)