Dans « Tout Sexplique », le rendez-vous sexualité de 20 Minutes, on évoque dans cet épisode les violences gynécologiques et obstétricales. Dès la puberté et tout au long de leur vie, les femmes mettent leur corps entre les mains des gynécologues. S’ils peuvent être appréhendés, la grande majorité de ces rendez-vous médicaux se passent bien. Parfois non. Ils sont alors le lieu de réflexions culpabilisantes, infantilisantes, humiliantes, d'actes médicaux intrusifs, non consentis, brutaux. Ils peuvent créer ou participer à un accouchement vécu douloureusement par les femmes.


Ces paroles, ces gestes arrivent la plupart du temps sans mauvaise intention, ou incompétence de la part des soignants. Ils font partie de ce que l’on nomme « violences gynécologiques et obstétricales ». Ils reflètent un mauvais vécu des femmes face au monde médical. Un vécu largement partagé, à des degrés très divers. Les violences gynécologiques et obstétricales ne sont pas une fatalité. On peut y mettre fin grâce à la formation et à l’amélioration des conditions de travail du personnel médical, au dialogue entre les soignants et les patientes, à l’information.


On échange aujourd'hui avec Rachel Lev, illustratrice, autrice de la bande dessinée Mon vagin, mon gynéco et moi, En finir avec les violences gynécologiques et obstétricales, aux éditions Leduc (18,90 euros). Une œuvre où Rachel Lev revient, avec humour et pédagogie, sur les réalités diverses de ces violences. L’autrice donne aussi des clefs pour que la visite chez le gynécologue se passe au mieux.


Anne-Laetitia Béraud

Crédit son: « The Vendetta » Stefan Kartenberg 2018 - Creative Commons – Ccmixter.org

Illustration: Canva / 20 Minutes



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